Ligne Éditoriale

Vous avez quelque chose d’intéressant à dire sur la communication dans notre monde en transition, songez à l’écrire sur La Tramice — communication, société, philosophie — journal de l’ère communicationnelle.

La Tramice, journal de l'ère communicationnelle

Présentation du journal

Y’a du nouveau dans l’ère ! La Tramice, journal ayant pour but et thème l’avancement et — pourquoi pas ? — le plein avènement de l’ère communicationnelle dans laquelle nous entrons de ce pas, si vous le voulez bien. C’est-à-dire, dans une coquille de noix, qu’il y est question de comment la communication (ses outils, ses pratiques, etc.), employée intelligemment, peut nous aider à changer le monde pour le mieux.

Objectifs et mission de La Tramice

Ce journal porte sur le thème de la communication et ce, sous toutes ses formes (par exemple, dans des domaines tels que : l’éducation, la philosophie, la rhétorique, la politique, la sociologie, la psychologie, la spiritualité, la sexualité, l’éthologie en général, la diplomatie, l’économie, le commerce, le droit, la traduction, la linguistique, la sémiologie, la philologie, la taxonomie, la cybernétique, l’informatique, la réseautique, la domotique, le design d’interfaces . . . et certainement de nombreux autres encore) et plus spécialement sur les tenants, aboutissants, enjeux et répercussions de cette ère communicationnelle dans laquelle nous entrons tout juste et de peine et de misère.

Cette peine et cette misère sont entre autres imputables à la forte propension qu’ont nos contemporains — je ne m’en exclus pas ; cela m’arrive, hélas, lorsque j’oublie d’être patient ou que les limites de ma patience ont été atteintes et érodées — à réagir violemment à certains propos ; à tenir, par exemple, des propos litigieux, provocateurs, stéréotypés, diffamatoires, sans nuances, acerbes, ironiques, cinglants et j’en passe, et de moins reluisants. Trop souvent, de nos jours, nous avons la fâcheuse tendance, devant une opinion qui diffère de la nôtre, à prendre le plus court chemin, lequel s’avère évidemment (si vous permettez ici un brin d’ironie) un cul-de-sac, une véritable fin de non-recevoir. Et si, en prenant du recul, nous réalisions que nous partageons certaines idées tierces (banales ou inédites) avec nos adversaires, idées qui nous rapprochent et font que nous sommes, au final . . . en parfait accord avec eux ? Ou du moins, sans peut-être arriver à un accord aussi harmonieux, en venir à respecter leurs positions et réciproquement ? La communication, bien utilisée et bien sentie — j’en suis intimement persuadé —, a la capacité de mettre sur ces problèmes cuisants et en apparence irrémédiables un baume aux effets positivement « magiques ».

Les outils que l’on connaît aujourd’hui sur la Toile ne sont sans doute que les premiers balbutiements d’un échafaudage d’outils à venir qui seront bientôt autrement plus perfectionnés, intelligents et, surtout, enfin véritablement conviviaux. De tels outils nous donneront d’ici peu, à nous, les individus — à moins que nous nous exterminions un peu trop complètement d’ici là —, les moyens de tisser nous-mêmes nos innombrables sociétés, dissolues ou intègres, temporaires ou pérennes, en tous les cas délibérées et bariolées, toutes autant qu’elles seront, et d’y naviguer fluidement et en bonne connaissance de cause. Telle est ma conviction.

« J’entends par convivialité l’inverse de la
productivité industrielle. Chacun de nous
se définit par relation à autrui et au milieu et
par la structure profonde des outils qu’il utilise.
Ces outils peuvent se ranger en une série continue
avec, aux deux extrêmes, l’outil dominant et
l’outil convivial. Le passage de la productivité
à la convivialité est le passage de la répétition
du manque à la spontanéité du don. »

Ivan Illich
La convivialité (p. 28), 1973,
réédition au Seuil, Points Essais, 2003

Un système basé sur la transparence et la communication nécessaires à la réalisation de nos idéaux et de nos rêves, ou du moins à notre cheminement vers eux, et ce, de façon viable compte tenu de nos limites et de celles de la planète, un tel système est, depuis l’arrivée d’Internet, plus facile que jamais à envisager en même temps que plus impératif, vu la quantité de cataclysmes qui s’empilent présentement sur nos têtes.

Mais attention ! Il ne faudrait pas confondre ère communicationnelle et ère des télécommunications ! L’ère communicationnelle n’arrivera pleinement que lorsque, à grande échelle, par-delà les frontières nationales, nous utiliserons la communication de manière intelligente afin de tisser tout ce qui est social à partir de nos interactions interindividuelles, et non plus en nous plaçant systématiquement sous des institutions ou des chefs qui nous dirigent et dictent à notre place ce qu’est « la réalité » et « comment les choses fonctionnent ». Cette ère aurait pu en fait commencer bien avant la venue d’internet, bien avant l’apparition du télégraphe, même, (c’était il y a dix minutes, en termes d’ère) et même bien avant l’invention de l’écriture, la parole suffisant en principe amplement à son processus. Mais il aura fallu, semble-t-il, que nous communiquions comme jamais auparavant, ce qu’auront facilité la Toile et les médias sociaux, pour nous rendre compte, collectivement, de notre erreur originelle : celle de nous en être remis à la force brute — ou à son abstraction représentative — et de lui abandonner notre pouvoir propre de création, d’aménagement et d’interprétation du réel.

Il ne tient donc qu’à nous, êtres communicants et conscients des enjeux actuels, de penser et d’établir un tel système émergent et d’adopter d’intelligentes et conviviales pratiques de communication . . . avant qu’un monde automatisé d’une façon échappant totalement à notre contrôle (style The Matrix — v.f. : La Matrice) prenne définitivement le dessus sur nous ! Car autrement, comme nous met en garde mon ami Louis Marion, lorsque nous laissons « La Machine » avancer sans contraintes sur ses rails et sa logique propre, la conséquence est que, « [p]eu à peu, l’être humain devient un rouage du système de reproduction des machines elles-mêmes. Malgré leur innocence apparente, les acquis techniques industriels modernes ne livrent la marchandise, c’est-à-dire ne fonctionnent bien, que lorsque de larges pans de la société agissent comme prévu. C’est ainsi que, sous le prétexte de nous libérer du travail, les machines nous transforment en animaux laborieux et constamment mobilisés. »*

* Louis Marion, Comment exister encore ? Capital, techno-science et domination (p.117), Éditions Écosociété, 2015.

*

De nombreuses initiatives qui vont dans le sens d’une plus grande connectivité voient déjà le jour, y compris bien sûr dans le vaste domaine de la communication, mais il manquait cependant, du moins à ma connaissance, un forum convenable où discuter de tous les aspects entourant la communication, nerf de la paix à construire (il me semble bien !), et préparer — et œuvrer — au plein avènement de l’ère communicationnelle. Eh bien, j’ose l’affirmer, voilà qui est en voie de rectification !

Principes du journal

Tout fringant qu’il s’espère, ce journal se base tout de même sur quelques principes — les voici :

  • Évidemment, la communication doit être à l’honneur dans chaque article ou autre contenu, lesquels doivent être signés (pseudonymes acceptés) et avoir un titre.
  • Si l’objectif global du journal est d’imaginer des moyens artistiques et/ou intelligents de communiquer, chaque auteur(e) dont la contribution sera retenue doit en contrepartie s’attendre à voir cette contribution critiquée par des contributions retenues subséquemment. La Tramice se veut un espace de dialogue et de discussion et cette dernière se corsera parfois, il n’en faut pas douter.
  • Les articles doivent demeurer compréhensibles au commun des super-héros, en outre en évitant tout jargon, à moins d’en bien expliquer chaque terme. Ce principe ne sera pas appliqué au pied de la lettre, bien entendu, en ce qui concerne la poésie.
  • Les faits rapportés dans les pages de La Tramice, de même que les citations qui y sont faites doivent être étayés de sources vérifiables.
    Puisque le journal est accessible de par tout l’univers connecté, le contenu se doit de ne pas valoir (ou n’avoir d’intérêt) que pour une région donnée, mais constituer un exemple, un questionnement ou un développement valables universellement. Assurez-vous donc, si vous choisissez de parler d’événements locaux en nos pages, de bien les mettre en contexte afin qu’ils demeurent compréhensibles en d’autres contrées.
  • Les critiques sociales sont les bienvenues en nos pages ; cependant, nous aimerions que les idées et discussions qui auront lieu sur La Tramice soient avant tout porteuses de solutions ; au pire, qu’elles exposent les différents problèmes liés à la communication sous forme de questions ouvertes ou de paradoxes patents.
  • De plus, si la critique est favorablement accueillie, le ton du journal se veut par contre exempt de toute incitation à la haine ou à la violence, ou expression d’icelles. Plus précisément, le vitriolique est accepté, mais pas le cinglant ni le désenchantement par trop radical, lequel peut être reçu comme une forme de violence psychologique. Dans le même ordre d’idées, essayons, je nous prie, d’éviter les schèmes véhiculant des préjugés pouvant marginaliser, discriminer ou causer ou entraîner préjudice, comme de dire « l’Homme » pour parler de l’espèce humaine ou « les animaux » pour parler exclusivement des animaux non humains. Ainsi, autant le spécisme que le racisme, le colonialisme, l’homophobie, le patriarcat ou le matriarcat que tout autre schème porteur d’oppression ou de ségrégation sont à éviter dans les idées et messages diffusés dans le journal. (La fâcheuse idiosyncrasie du français qui veut que le masculin l’emporte dans l’accord des adjectifs et des participes se rapportant à une série sera toutefois maintenue dans la plupart des cas, afin d’alléger le texte.)

Outre les articles écrits (essais, fictions, récits, reportages, dossiers, enquêtes, chroniques, jeux, poèmes, aphorismes, etc.), les illustrations, photographies, caricatures, mèmes et bandes dessinées sont également de mise en nos pages. Le style et l’esthétique du journal se situent au confluent de l’influence futuriste et de celle dite d’époque (plus connue, dans certaines régions du globe, sous le vocable anglais de vintage), tout en flirtant de temps à autre avec le psychédélique.

✎ Pour nous contacter : lÉquipe@LaTramice.net

LaTramice.net

Équipe recherchée !

Le journal cherche des contributeurs, mais aussi à se garnir d’une équipe permanente. Je suis, à l’heure de publier ce livre, à la recherche de nouveaux associés.

Cette équipe a notamment pour tâches de : prendre connaissance des contenus qui lui sont soumis et y faire une sélection ; corriger et traduire (ou faire traduire) les textes, les illustrer (ou les faire illustrer) et, au besoin, communiquer avec leurs auteurs si des modifications lui semblent nécessaires ; publier en ligne lesdits contenus ; et, enfin, dans le cas où nous revenons à une édition papier, en effectuer la mise en page, puis imprimer (ou faire imprimer), relier (ou faire relier) et distribuer (ou faire distribuer) un certain nombre d’exemplaires dans des endroits désireux d’en tenir à des fins de consultation ou de vente.

Si cela vous intéresserait d’en faire partie ou d’y publier du contenu, je vous en prie, contactez-nous !

Au plein avènement de l’ère communicationnelle !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

seize − 5 =