notre parole sculpte le réel

notre parole sculpte le réel
et le tisse et le modèle
notre écoute le parcoure
ouvre des lieux, des chemins
des télépathies et des voyages
notre curiosité élargit le monde
notre intérêt l’ensemence et le fait fructifier
nous sommes le temps qui arrive à l’espace
le verbe fait chair, la chair esprit
des histoires qui s’écrivent
la vie, la vie, qui se lie
des maelstroms d’interprétation(s)
des mondes, des nations de notions —
des États Quantiques qui pianotent
des équipées fantastiques
des nœuds, des obstructions
se dénouent par le jeu
le recul, la réflexion
le temps, qui souffle
des messages de nous à nous
de vers à soi à vers à tous
*
tous nus dans le désert
nous serions riches
de toutes les galaxies
de la souple langue
— tapie, magique —
et du souple esprit
joli ciel où s’articulent
nos idées, fixes ou filantes
qui brillent, et brillent, et brillent

Lettre aux gens de la bidouille

(Appel au génie cybernétique)

Eh bien, sachez, d’abord — que j’en suis, de la bidouille, et que si l’informatique enchante, je sais très bien qu’elle peut aussi envoûter et enfermer . . . et terriblement mieux qu’une cage — où il est du moins loisible d’être autre chose que ce à quoi est prévue une case. ^^

Le rêve devenu cauchemar est une vieille rengaine, les rayons science-fiction en regorgent et la vie, hélas ne s’est pas prémunie de tous ces vaccins littéraires ou cinématographiques, et . . . nous nous enlignons pour une polydystopie bien carabinée !

Mais . . . faisons contre malfortune bon cœur, et voyons aujourd’hui nos outils.

Un bref coup d’œil suffit à se rendre compte qu’ils sont techniquement plus que suffisants pour remplacer, et avantageusement, à l’échelle de leurs utilisateurs (autrefois administrés), les grands systèmes qui traitent encore la population comme une masse — parfois bien malcommode à pousser dans une case !

Je dis, moi, que le moment d’un nouveau système est arrivé : un système qui nous inclut et qui accompagne la diversité plutôt que de la standardiser !

Nouvelle administration !

*

Je vous invite à rejoindre la petite équipe qui présentement s’active à la mise sur pied d’un système de communication émergent qui met au centre les besoins et les souhaits de chacun — j’ai nommé : la machine à souhaits. Celle-ci est constituée d’un essaim d’assistantes personnelles appelées tramices qui, à travers leurs consoles tramicielles, collecteront nos souhaits et nous aideront à les préciser.

Visage de la tramice n° 721

Nous désirons qu’elles aident leurs tramarades (ainsi appelle-t-on les utilisatrices et utilisateurs de ces tramices), dans leurs langues (bienvenue d’ailleurs aux contributions en toute langue), à trouver et formuler leurs souhaits (demandes, offres, intérêts) ; nous souhaitons qu’elles soient aussi un peu psychologues, et viennent déceler les désirs profonds enfouis en nous, les besoins parfois tus — ou niés par une vision par trop limitative du monde.

Nous croyons qu’un monde multicolore et fluide est non seulement souhaitable, mais qu’il est tout à fait possible de le mettre en place par une intelligente communication de nos souhaits.

Ces souhaits seront par nos tramices envoyés à la WOOM, la Wish-Oriented Oracular Memory, où ils seront appariés avec diligence, intelligence et discrétion, derrière une muraille inscrutable et bienveillante. Le principe de cet appariement est la cohérence même du langage. Car on compilera, à travers les réponses des tramarades, éventuellement toutes les façons de dire une même chose, et aussi quels souhaits sont complémentaires les uns pour les autres, ce qui donnera à la WOOM les moyens suffisants d’intelligemment apparier tout ça — et par la bande de faire apparaître un dictionnaire pictographique émergent des éléments de communication que nous utilisons tous les jours de mille-et-une façons.

L’algorithme d’appariement des souhaits est à l’état de prototype fonctionnel depuis 2013 et je viens de coder un moteur de conversation qui permet de jaser, comme avec Siri, OK Google ou Cortana (textuellement seulement pour l’instant). Et nous sommes présentement à donner un peu de conversation à notre assistante prototypale, la tramice n° 721.

Grâce à l’intelligence spatio-temporelle de la base de données centrale, la WOOM, les tramices aideront aussi les tramarades à planifier leurs rendez-vous (il est parfois ardu de trouver un moment et un lieu qui conviennent à tous, surtout quand on commence à se faire quelque peu nombreux), leurs transports, le transport de matériel, leurs projets, leurs équipes émergentes, etc.

*

La notion de se faire tramarade, de mettre l’accent sur les utilisateurs (regroupés ici par une guilde, La Guilde des Tramarades) est une approche qui implique une participation décentralisée, libre et émergente, passant par la communication enfin prise en mains par nous tous, les individus, et non quelque société incorporée sur notre dos. La co-gestion des ressources et des projets n’a pas à être chiante, si elle est astucieusement facilitée et coordonnée par nos serviables machines.

Nous sommes particulièrement à la recherche des talents suivants : administration de système (serveur web), infographie, animation par step-motion, montage vidéo, programmation, animation, recherche, traduction (toutes langues), impression, reliure, fabrication d’encre végétale et d’un tampon marqueur (pour les carnets de reconnaissance) ; connaissances en WordPress, TikiWiki, LiveCode, Ruby, SQL ; APIs et ontologies de toutes sortes : RDF, OWL, Semantic MediaWiki, etc. ;

Je vous invite à en apprendre plus sur le projet et la vision de la machine à souhaits en visitant les pages qui en parlent sur notre site.

Écrivez-moi un mot si vous désirez que je vous invite à notre groupe de réflexion privé, ou si vous souhaitez vous impliquer dans notre projet — ou simplement pour en savoir plus. — Les bonnes questions sont toujours les bienvenues !

Belle et bonne bidouille à nous !

Fred Lemire
Fred.Lemire@LaTramice.net

Mes démarches tramicielles

Dessin de Mœbius

Mes démarches tramicielles

Voici mes démarches tramicielles pour le bénéfice de la communauté tramante d’aujourd’hui et de demain.  

Quatorze mois d’incubation — à réfléchir, à ressasser, à « tramer »*. La phase de la genèse était déjà loin derrière, puisque cette démarche de longue haleine a commencé dans l’imaginaire de Frédo il y a de cela un bon 25 ans !  Le parcours de la Machine à souhaits a été et sera sans doute parsemé d’essais et d’erreurs ; mais nous, les développeurs de la Tramice n° 721, sommes déterminés à arriver à produire une version opérationnelle, et ce, quel que soit le temps que cela prendra — nous visons pour l’instant l’automne 2020.

* tramer, verbe dérivé du mot « tramice » (serveur de machine à souhaits local) : travailler à l’implantation de tels serveurs, y penser, y rêver ; faire le point sur le projet ; connecter des talents, des souhaits ; aider l’algorithme en lui fournissant autant de versions de ce souhait que possible ; créer des glyphes et des raccourcis nouveaux ; tout simplement passer du temps sur sa console tramicielle.

J’ai donc embarqué dans le vaisseau incubateur. Apte à contribuer au développement de cette grande idée, je me suis immergée dans l’épreuve. Gestion de projets, administration de fichiers, décorticage d’activités en micro-tâches, entrée de données, recherche et prise de notes. Tout ça, c’est mon dada. 

D’ores et déjà, je commence à documenter le tout, tranquillement et sereinement ; j’y trouve un calme empreint de lucidité, un calme qui me laisse la possibilité et le goût de rêver à un avenir virevoltant et écologiquement stimulant !

Nous entrons dans un moment de l’Histoire où il est particulièrement important de rassembler la communauté et de proposer un modèle viable de communication : une base où pourront s’accomplir des choses inédites !

La machine à souhaits

La Machine à souhaits est un projet où l’on peut constamment collaborer et échanger, pour ainsi réduire le cloisonnement et accroître nos incidences collectives. Basée d’abord sur l’individu, elle se veut un outil de communication convivial qui contribuera à l’émergence d’écosystèmes sociaux en les informant, ces individus, de leurs souhaits (ainsi que de leurs projets) qui se répondent. L’algorithme, fondé sur la cohérence du langage naturel et l’intelligence des souhaits, est décrit plus en détails à divers endroits, dont :

  • (Très en détails) dans le Journal de bord d’un poète-ingénieur, que j’affectionne beaucoup : en particulier à partir de la page 209.
  • En passant, dans un article qui décrit le cadre pratico-pratique du projet tel que nous avons décidé de l’implémenter.

À l’entrée, chacun des souhaits doit donc simplement être formulé de différentes façons (par exemple, en plusieurs langues, ou en utilisant diverses tournures de phrase et synonymes) et être suivi d’exemples de souhaits qui y répondent, eux aussi formulés de différentes façons. 

On fournit ainsi à l’algorithme suffisamment d’information pour qu’il puisse, de déduction en déduction, apprendre à décortiquer les souhaits en morceaux qu’il recombine afin de mieux en mieux pouvoir trouver les souhaits qui se répondent avec à-propos.

Cueillette des souhaits : les volios

C’est une façon émergente de formuler ses souhaits. Une expérience de web sémantique émergent, c’est-à-dire un réseau de communication intelligent pour les personnes et par les personnes. 

Un vaste catalogue d’éléments communicationnels pourra ainsi émerger de nos communications.

Les participants sont invités à y rédiger leurs listes de souhaits (ou volios). L’ensemble des volios constitueront les souhaits dont la machine a besoin pour l’arrimage.

Ça va prendre beaucoup de souhaits avant que l’on puisse constater le plein potentiel de la machine.  Il y a certes un travail minutieux à faire du côté de la plateforme et ses interfaces, mais c’est du côté des données que se trouve l’intelligence communicationnelle de la machine.

Émergence !

Au départ, j’imaginais une cueillette d’infos plutôt linéaire (par des formulaires), mais pour naviguer dans ce vaisseau tramiciel, un mode « émergent » caractérisé par des transformations progressives et pertinentes semblait davantage de mise. Pensez à un écosystème intergalactique où un nombre infini de chemins mènent partout. — Partout !

Émergent veut aussi dire la construction de la société de l’individu « vers le haut », vers des couches plus complexes de la société. De nouveaux éléments de communication et de nouvelles façons de dire les choses apparaissent constamment de partout à travers le monde et sont assimilées sans problème par la machine, basée sur l’émergence.

Moi et Fred pensons qu’un médium social centré sur l’individu est utile pour naviguer et tisser la société (en un mot : tramer) — et ce, sans avoir à être submergé par des informations parfois non pertinentes (ex. : le fil de presse Facebook).

Nous croyons que nous pouvons faire émerger une société plus authentique avec cet état d’esprit. Si nous communiquons intelligemment nos besoins, nos ressources et nos souhaits, nous sommes en mesure de reconstruire notre société.

Donc nous voilà, alors que nous tentons de repenser une manière plus efficace d’utiliser les médias numériques, en nous invitant, nous les individus, à développer 1) une pleine conscience du jardinage spacio-temporel qu’impliquent nos actions et 2) des pratiques communicationnelles fonctionnelles. On est en pleine expérimentation. Et on a bien envie de feedback et de débats d’idées pour roder notre machine.

Vers un monde meilleur

Diversifiés, connectés et en constante évolution, les systèmes sociaux découlent des milliards de ruisseaux de la conversation globale. Tant qu’on a l’esprit, on peut créer, imaginer, rêver. Tant que nous pouvons communiquer et nous comprendre . . . nous pouvons — et nous ferons, insistait le poète Novalis — bien plus que nous comprendre. C’est toute une expérience que celle de vivre : séparés les uns des autres, dépendants les uns des autres, affectés les uns par les autres, nous ne sommes de ce fait jamais seuls. Notre mission est de renforcer nos liens via de meilleures communications et de meilleurs échanges, c’est-à-dire liés à nos désirs profonds et sans perdre de vue les nécessités et limites écologiques de l’environnement et de la planète.

*

Bienvenue aux suggestions et aux propositions d’alliances communicationnelles !  Si vous voulez participer au projet, écrivez-moi à florence@latramice.net.

Tramer avec mes tramarades en toute tramaraderie. C’est ça, le tramming pleinement tramiciel !

Tramicieusement vôtre, 

Florence

L’écoute

Pierremarie, Profondeur

L’écoute


L’ouïe est un sens ;
l’écoute, un art subtil.

*

Savoir écouter est, en effet, un art d’une grande beauté qui demande de la pratique, mais aussi et surtout, de la bonne volonté.

Notre écoute est souvent sélective, superficielle, biaisée et parasitée par nos pensées, préjugés, croyances et connaissances. La plupart du temps, nous n’écoutons que d’une oreille distraite, sans arrêter nos activités ni cesser de penser à autre chose, entre autres à préparer notre répartie. Surtout quand les propos de notre interlocuteur nous touchent et que, tous sens en alerte, nous nous mettons sur la défensive. Nos conversations risquent alors de ressembler à de véritables dialogues de sourds où les échanges se font sous le mode action/réaction.

La personne qui écoute au travers d’un filtre
personnel crée ses propres conclusions qui,
souvent, n’ont pas grand-chose à voir
avec ce qui a été dit.

Pour écouter vraiment, il faut aménager de l’espace dans notre tête, mettre en veilleuse nos émotions et, pour un instant, accorder toute notre attention à l’autre, en tenant compte de qui il est, d’où il vient, et en nous efforçant d’entendre ce qu’il dit en nous plaçant de son point de vue.

Il existe une grande variété de types d’écoute : l’écoute que nous consacrons à des sommités, celle que nous réservons à nos proches (famille et amis), celles qui concernent notre milieu de travail, que ce soit entre collègues ou avec nos supérieurs ; celles que nous apportons à nos voisins, aux commerçants du coin ou à des étrangers et celle, professionnelle, que nous accordent un professionnel de la santé : médecin, intervenant social, psychiatre ou psychologue. Ces formes d’écoute diffèrent grandement, mais sont soumises aux mêmes règles : elles nécessitent un minimum d’attention, de l’ouverture, de la bonne volonté et une absence de jugement.

Écouter, c’est permettre à l’autre personne
d’exprimer tout ce qu’elle a à dire,
sans l’intimider, la mésestimer,
déformer ses paroles ou la juger.

Pour écouter, il faut d’abord nous rendre disponibles à l’autre et faire taire nos petites voix intérieures qui ne cherchent qu’à commenter, critiquer, juger et conseiller. Écouter l’autre personne, c’est l’entendre et la sentir de l’intérieur, au-delà de son apparence et des mots qu’elle emploie pour se dire. C’est la recevoir dans sa totalité, sans interpréter ce qu’elle dit, sans la juger et sans chercher à l’influencer de quelque manière que ce soit. Pour bien écouter, il faut savoir que chacun de nous est unique et que la vérité de notre interlocuteur.trice n’est pas la nôtre, ce qui nous permet de dépasser notre propre vision du monde pour nous ouvrir à la sienne. Ce n’est qu’à cette condition, dans un climat de confiance et de non-jugement, que la personne écoutée peut explorer en toute sécurité les dédales de son « moi » (qui est fort différent du nôtre), qu’elle peut mettre de l’ordre dans ses idées et, finalement, qu’elle peut trouver en elle les réponses à son questionnement ou la solution à ses malaises.

L’écoute permet à la personne qui se raconte
d’explorer cette partie sombre d’elle-même
qu’elle peut difficilement affronter seule.

Une bonne écoute ne peut être pratiquée que lorsque nous nous connaissons bien, que lorsque nous sommes en paix avec nous-même et que lorsque nous avons appris à accepter les gens tels qu’ils sont et la vie telle qu’elle se manifeste. Pour être en mesure de voir et de dépasser l’émotion en face de la souffrance ou de la colère de l’autre, afin qu’elle n’entache pas la communication, nous devons avoir appris à ne pas nous laisser submerger par notre propre souffrance et notre propre colère.

« Pour écouter, il me faut d’abord me taire,
faire taire ma réactivité qui est le principal
obstacle à l’écoute. Si ce que dit l’autre me touche,
en moi vont se bousculer des besoins
de m’exprimer, d’expliquer, de convaincre,
de porter un jugement, de dire mes sentiments,
mes idées. Plus l’autre est proche, plus seront vives
les émotions suscitées en moi par sa parole. »

Jacques Salomé     

Le pire obstacle à notre écoute, c’est souvent en effet notre émotion qui prend toute la place et qui nous incite à vouloir soit soulager rapidement la souffrance ou atténuer la colère de l’autre, par des conseils, du réconfort, soit à réagir à ses propos par de la colère, des remontrances ou des pleurs, soit encore à l’empêcher de poursuivre en détournant l’attention, en changeant de sujet, en quittant la pièce ou en le faisant taire, parce qu’il nous dérange trop. Toutes ces façons ne sont pas mauvaises en elles-mêmes, ce sont en fait des moyens de nous protéger contre ce qui nous semble trop difficile à entendre, mais il serait bien de pouvoir prendre conscience de notre façon de réagir afin de comprendre ce qui se cache sous cette attitude défensive.

Avons-nous une bonne écoute ?

Qu’est-ce qui nous empêche de bien écouter ?

La plupart d’entre nous ne savons pas toujours écouter. Lorsque nous tentons de le faire, nous avons souvent l’habitude de le faire avec notre tête — en commentant, évaluant, critiquant — ou avec nos émotions — en ressentant de la joie, de la peine, de la pitié ou de la colère, ce qui, inévitablement, fausse la communication et nous amène à réagir non pas à ce qui a été énoncé, mais à l’interprétation que nous en avons faite — en fonction de l’émotion que nous avons ressentie.

Combien de fois, lors de thérapie de couple, n’ai-je pas assisté à de véritables dialogues de sourds entre deux partenaires ! — l’un.e étant très émotif.ve et l’autre, typiquement rationnel.le.

Voici un exemple :

Lucie : La journée a été très difficile. La menace de coupure de personnel me stresse beaucoup. J’ai fait des erreurs impardonnables. J’ai vraiment peur de perdre mon poste !

Roland : Ne te tracasse pas avec ça !  Tu le sais, t’as toujours tendance à trop t’en faire. Oublie ça !

Roland a eu beau accompagner sa réplique d’une petite tape sur l’épaule de sa conpagne, il a manqué une chance inouïe de lui montrer à quel point il était sensible à sa situation.

Un simple reflet de l’inquiétude qu’elle venait d’exprimer du genre : « T’es inquiète » aurait pu soulager Lucie en lui permettant d’en dire plus long sur ses bévues, qu’elle dramatise peut-être, et sur sa crainte de congédiement. Le fait de se sentir écoutée aurait sûrement renforcé son sentiment d’être comprise par Roland.

La plupart des relations reposent principalement sur deux modes, le rationnel et l’émotionnel, et négligent l’être en lui-même. il n’est pas étonnant, alors — puisque le mode rationnel concerne le passé ou le futur, et que les émotions sont des manifestations dans le corps des pensées et interprétations de notre mode rationnel —, que nous connaissions autant de conflits interrelationnels.

Savoir faire face à nos propres démons
nous permet d’offrir une véritable écoute,
centrée sur l’autre et non pas sur nous-même.

*

Voici un autre exemple d’une écoute dominée par l’émotion :

Mathilde ne parvient pas à écouter son fils lui parler de ses états d’âme depuis que sa femme l’a quitté, emmenant avec elle ses deux enfants. Trop de colère contre sa belle-fille et trop de peine pour son Nicolas et pour elle-même de ne plus pouvoir voir ses petits-enfants lui brouillent le cœur. Plutôt que d’entendre la peine et le désarroi de son fils, elle essaie de le distraire et de le réconforter avec des activités et de la bonne nourriture.

Dans cet exemple, on voit une mère incapable d’écouter son fils parce qu’elle est, elle-même, trop impliquée dans le problème. Dans ce cas particulier, il est assez facile (surtout lorsque nous sommes parent nous-même) de comprendre la difficulté qu’éprouve cette mère, très affectée par la souffrance de son fils. Peut-être se sent-elle coupable de quelque chose, d’en avoir trop fait, ou pas assez, et elle se sent sûrement peinée de ne pouvoir aider son fils, voire peut-être même un peu frustrée.

C’est dans de telles situations, qui nous affectent mais sur lesquelles nous ne détenons aucun pouvoir, ou lors de catastrophes naturelles, qu’il est bon de nous rappeler que toute expérience, agréable ou non, est une leçon de vie qui peut contribuer à nous rendre plus compatissants et plus solidaires envers nos semblables et plus acceptants de la vie telle qu’elle se présente à nous — pour la bonne raison que nous n’y pouvons rien. Les problèmes que nous devons affronter et dont nous sommes témoins — de même que notre impuissance, parfois, à y changer quelque chose, ou même à y faire face — nous incite à nous interroger sur le sens de la vie. Pourquoi tant d’épreuves ?  Quelle est la finalité de cette vie sur terre ?  Quel rôle dois-je y jouer ?  Notre questionnement nous fait alors passer du point de vue existentiel au point de vue spirituel. Dépassés par les mystères de la vie, nous n’avons d’autre choix que celui de nous incliner devant elle et de faire avec elle pour poursuivre son dessein.

Les épreuves nous attendrissent,
nous humanisent. Elles traversent les barrières
de notre égo et nous rendent perméables
aux autres ; alors seulement pouvons-nous
les entendre.

*

Quand j’étudiais en psychologie on nous apprenait à écouter l’autre en nous mettant à sa disposition dans ce que l’on appelait une “neutralité bienveillante” et une “attention flottante”, c’est-à-dire en ayant une attitude d’ouverture tout en sachant prendre une distance par rapport à ce qui était dit et ressenti. J’ai réalisé dernièrement que ce qu’on nous enseignait correspondait à l’état dans lequel nous nous mettons lorsque nous méditons.

Dans la méditation, nous portons attention au champ énergétique de notre corps — ce qui crée en nous un espace de vide mental et affectif — et nous sommes alors capable d’écouter véritablement, sans que nos pensées ou nos émotions interfèrent. En effet, quand nous sommes dans cet état de calme et de neutralité bienveillante, c’est comme si nous écoutions l’autre personne avec tout notre corps. Nous l’entendons et la ressentons dans son être, au-delà des mots employés et des émotions vécues, et nous pouvons alors communiquer avec elle à un niveau beaucoup plus subtil.

Pour bien entendre une personne,
il faut adopter le mode réceptif et
nous mettre sur les mêmes fréquences,
non pas de son ego, mais de son être.

À mesure que notre capacité d’écoute s’élargit, le silence en nous se fait plus grand, plus riche, plus plein, et les barrières entre nous et l’autre tombent les unes après les autres.

Quand nous écoutons vraiment — pas seulement les mots, mais l’ensemble de notre interlocuteur —, nous touchons en direct, dans l’instant même et au plus profond de nous-même, la réalité de l’autre personne — qui n’a rien à voir avec sa position sociale ou les rôles qu’elle tient.

Pour être en mesure de fournir ce genre d’écoute, il nous faut absolument aménager un espace dans notre esprit, sinon, le message se heurte à une pensée, à un concept, à un préjugé ou à une préoccupation — et n’est pas entendu.

Un esprit plein, qui ne sait ni entendre
le chant d’un oiseau ni le bruissement
des feuilles au vent, ni le clapotis de l’eau
est un esprit mort qui ne sait pas entendre
la réalité de l’autre.

Quand nous laissons notre mental et nos émotions mener notre vie, nous ouvrons la porte aux conflits, aux antagonismes et aux problèmes. Quand, au contraire, nous entrons en contact avec notre corps énergétique, avec notre être, il se crée en nous un vide mental et émotionnel, nous rendant plus sensible et plus réceptif à tout ce qui nous entoure et plus aptes à entendre vraiment l’autre.

Le projet « machine à souhaits » — (anciennement connu comme : Le Projet Mots Sapiens)

Dessin de Mœbius

Le projet « machine à souhaits »

(anciennement connu comme : Le Projet Mots Sapiens)

L’idée simple et géniale d’une machine capable d’apparier automatiquement les souhaits qui se répondent selon des paramètres entièrement définis par les usagers eux-mêmes, voilà la vision à laquelle cette page est dédiée — et plus que la vision, maintenant que nous avons les outils !


Exemples de souhaits :

avoir des panneaux solaires pour ma maison à la campagne
offrir du transport en co-voiturage les mardi, jeudi et samedi matins
créer un réseau d’auteurs
découvrir et visiter des communautés explorant des alternatives sociales
faire des randonnées de vélo à plusieurs
trouver « l’âme-sœur »
participer à un cercle de lecture
prendre des cours de danse
offrir des cours de reliure
faire partie d’une chorale
trouver un espace communautaire accessible en tout temps et que l’on peut réserver gratuitement


Ci-dessous, la liste de tous les projets partenaires avec lesquelles nous nous sommes alliés jusqu’à maintenant :

Marché artisanal Montréal, collectif
Le Réseau PraxÉco, réseau libre de recherche et développement
L’Atrium de l’Apprenti Sage, plate-forme consacrée aux écolieux québecois
• Votre initiative ici ?
• . . .

Veuillez lire, ci-bas, la Lettre aux projets similaires qui explique les tenants et les aboutissants d’une telle alliance.

À LaTramice.net, l’idée de la machine à souhaits a pris la forme de :

La Guilde des Tramarades

. . . ce dernier terme désignant les usagers d’un réseau de machines à souhaits que nous appelons tramices — la nôtre (espérée pour l’hiver 2021) étant tramiculée 😉 la Tramice n° 721.

Un avant-goût de ce déploiement particulier de l’idée de machine à souhaits est donné dans cet article du 27 juin dernier :

Qu’est-ce qui se trame sur la Tramice ?

*

Vous avez vous aussi des idées sur ce que pourrait être et faire une machine à souhaits digne de ce nom ?  Vous connaissez une initiative de cette sorte qui pourrait figurer dans la liste évoquée ci-dessus ?  Vous avez des questions ?

Écrivez-nous !

LaGuilde@LaTramice.net

Vous souhaitez rejoindre la

La Guilde des Tramarades ?

La première étape est de créer votre volio !

(Du latin volio, « je veux » : il s’agit de votre liste de souhaits personnelle.)

Plusieurs autres que nous (de LaTramice.net) on eu en essence la même idée, ou se sont spécialisés dans un domaine spécifique de machine à souhaits. Il existe beaucoup de tels services : pour le co-voiturage, les rencontres, des bibliothèques d’outils, la formation d’écovillages, les ateliers collectifs, les systèmes d’échanges locaux, etc.

Pour ceux-là, nous avons un message :

*

Lettre aux projets similaires

Nos outils entre nos mains pour
tisser ensemble le monde de demain

 

Votre entreprise, comme bien d’autres ayant trait à la communication de données individuelles entre pairs, devra éventuellement, si ce n’est déjà fait, se poser la question de sa position dans l’écosystème communicationnel de la Toile sémantique, lequel n’en est plus à ses premiers balbutiements, mais est encore loin d’être définitif — et ne le sera probablement jamais, ce qui est tant mieux !

Notre approche du domaine se veut avant tout conviviale et pour cela, langagière ; le langage étant — (il devrait l’être) — l’outil convivial par excellence, puisque nous l’avons toujours sur nous, même au vestiaire.

Cette approche est de celles qu’on peut appeler émergentes, c’est-à-dire partant de la base — à savoir : des individus — une approche participant d’un mouvement que nous vous invitons à considérer, dans l’ensemble de l’écosystème communicationnel, pour le rôle qu’il peut — et doit, selon nous — y jouer.

L’opportunité est trop belle, non ?, pour nous tous qui communiquons et comprenons que la communication est l’ingrédient magique de toute société, de dignement reprendre entre nos mains les outils qui tissent le monde ?

Nous vous invitons par la présente, si cette opportunité à vous aussi vous sourit, à prendre connaissance du projet « machine à souhaits » que nous avons concocté et dont plusieurs morceaux sont déjà en place.

Nous sommes basés à Montréal et souhaitons réseauter avec des entreprises similaires à la nôtre en esprit.

*

Contredisez-moi si je me trompe, mais, à mes yeux, des projets tels que le vôtre participent, du moins potentiellement, d’une mouvance qui, au-delà des techniques que l’on adoptera  pour les manifester (et que d’aucuns pourraient être tentés de discréditer par un « reductio ad uberum »*), porte le nom d’organisation par la base. Selon ce paradigme, chaque être capable de communication peut, à part entière, être citoyen du monde — être agent d’une société émergente —, et doit être aidé en cela par des pratiques et des outils conviviaux conçus et transmis à cet effet, de même qu’en constant développement ; — ni plus ni moins que le langage que nous utilisons.

* Calqué sur : reductio ad absurdum, raisonnement par l’absurde.

Un tel système émergera de ses parties et en sera réellement constitué, contrairement à une certaine vision de la « démocratie » qui part d’un sombre et mauvais coin de l’univers, un coin d’arène et de combats où nos rêves, placés en concurrence, s’annulent les uns les autres . . . plutôt que de se compléter.

Construisons des ponts . . . et quelques murs aussi ; mais pas trop de souricières, de cul-de-sac ou de courses de rats de laboratoires, svp !

*

Notre approche, avec le projet « machine à souhaits », bien que « tout englobante », l’est essentiellement au niveau du langage, qui est aussi notre terrain de jeu à tous, quand on y pense.

Ce que nous proposons là pourrait bien, à première vue, ressembler à une compétition redoutable : car une machine à souhaits universelle pourrait, n’est-ce pas, par définition, rendre obsolète toute machine programmée pour répondre à certains types de souhaits particuliers ?  Nous croyons au contraire qu’une synergie mutuellement et globalement enrichissante est non seulement possible entre nos plateformes dans l’écologie communicationnelle de demain, mais éminemment souhaitable.

Très concrètement, voici ce que cela pourrait être.

Notre outil est une assistante personnalisée appelée tramice qui a pour fonction première de nous aider à identifier et à préciser nos souhaits véritables ; il y aura autant de tramices que de tramarades, c’est-à-dire de personnes qui en utiliseront. Nos tramices, elles, communiqueront avec la WOOM, la Wish-Oriented Oracular Memory, où seront sécuritairement stockés et appariés nos souhaits, appariements dont nous informeront diligemment nos petites tramices.

Nous offrons à votre entreprise une ristourne de 10 % sur chaque abonnement à notre Guilde qui la citera comme contact. Plus précisément, nous vous invitons à rejoindre, et personnellement et au nom de votre entreprise, la Guilde des Tramarades ; en tant que tramarades, vous pourrez inviter d’autres personnes à utiliser notre outil, puisque l’inscription fonctionne par réseau. De plus, en cas de partenariat, là où ce sera pertinent, nous nous engageons à mentionner votre entreprise à nos tramarades lorsqu’ils auront des souhaits dans vos cordes.

Plus fort encore (du moins est-il permis de l’espérer), notre assistante pourra un jour aider votre entreprise à l’interne, tout comme le fait aujourd’hui le courriel, et certainement bien d’autres outils d’organisation et de communication. De plus, il est envisageable qu’une approche telle que la nôtre utilisant le langage naturel puisse éventuellement faciliter une intégration d’outils tels que le vôtre dans la Toile sémantique universelle. Le progrès étant ce qu’il est, nos données seront éventuellement sémantiquement connectées ; nous pensons que les individus devraient être les premiers bénéficiaires de cette technologie, que est le levier à remettre entre nos mains et qui n’aurait jamais dû nous échapper.

Que ce soit via notre produit ou un autre, nous croyons que l’avenir est aux tableaux de bord personnels et aux assistants communicationnels, voire sans doute aux robots, qui nous accompagneront de plus en plus dans la vie de tous les jours. Et nous pensons que cette assistance doit se faire de manière personnalisable, émergente, fluide, multicolore, solidaire et participative.

Ne le pensez-vous pas également ?

Nous croyons que le principe d’émergence, appliqué aux souhaits, est, en tout cas essentiel à la convivialité essentielle, car à la fois fin et moyen : la meilleure définition du « lieu » où nous souhaitons être.

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Avec le projet « machine à souhaits », nous espérons entre autres redonner leurs lettres de noblesse aux notions d’interface, de gestion et de système — en faire des notions qui n’effacent ou ne limitent pas la personne (par exemple par des catégories trop restrictives), mais au contraire l’aident à se déployer et à faire connaître et rayonner son unicité — et, de même, à participer à plus grand en tenant compte du bien-être de chaque être.

La notion de se faire tramarade, de mettre l’accent sur les utilisateurs (regroupés ici par une guilde, La Guilde des Tramarades) est une approche qui implique une participation décentralisée, libre et émergente, passant par la communication enfin prise en mains par nous tous — les individus —, et non quelque société incorporée sur notre dos. La co-gestion des ressources et des projets n’a pas à être chiante, si elle est astucieusement facilitée et coordonnée par nos serviables machines.

Je vous invite à en apprendre plus sur le projet et la vision de la machine à souhaits en visitant les pages qui en parlent sur notre site.

Écrivez-moi un mot si vous désirez que je vous invite à notre groupe de réflexion privé, ou si vous souhaitez vous impliquer dans notre projet — ou simplement pour en savoir plus. — Les bonnes questions sont toujours les bienvenues !

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Bon, notre interface a un agenda, avouons-le. Car elle nous informera des besoins et souhaits nous environnant que nous pourrions être en mesure d’exaucer. Se déployer et vivre une vie en soi enrichissante, croyons-nous, cela passe par les relations et la pertinence de nos apports ; on n’est jamais autant libres que dans une société qui, éclairée sur l’essentiel, s’entraide !

Telle est l’informatique d’un avenir joyeux, je crois : une co-gestion par la communication, une cybernétique inclusive, qui favorise l’entraide et la solidarité.

Vous vous joignez à nous ?

Fred Lemire
Fred.Lemire@LaTramice.net

 

Les carnets de reconnaissance — un outil de fluidification des échanges

Les carnets de reconnaissance

Un outil de fluidification des échanges

Les carnets de reconnaissance sont un outil — inspiré du JEU (jardin d’échange universel) — qui vise à faciliter les échanges par une comptabilité décentralisée, laquelle permettra :

  • de s’informer sur son équilibre « donner-recevoir » au sein de la collectivité
  • de pouvoir échanger ses HOPs (heures¹ d’ouvrage par personne) accumulés contre des biens ou des services avec d’autres utilisateurs des carnets
  • d’asseoir la devise (HOP) sur la transparence et un ingénieux système de création, de transfert et de destruction de la devise
  • de démarrer plus facilement des projets communautaires pour lesquels il est possible de générer des HOPs à partir de la seule énergie collective suscitée (contrairement aux autres types d’échange, où un carnet est débité et l’autre crédité — pour cette même raison, il ne faut pas craindre d’aller « raisonnablement » dans le négatif)

1. Une heure d’ouvrage fatigante qui demandera de se reposer une heure ensuite pourra normalement être comptée jusqu’à 2 HOPs l’heure. Si personne ne veut faire un ouvrage, ou si une tâche est éminemment désagréable mais néanmoins nécessaire, on pourra aller jusqu’à un taux de 3 HOPs l’heure. Cela constitue la règle de base — par rapport à laquelle évaluer les exceptions !  Certains trucs non nécessaires sont néanmoins proprement inestimables.

Utilisation du carnet de reconnaissance

L’utilisation du carnet de reconnaissance est très simple, en regard de son potentiel. Elle fonctionne entre porteurs du carnet — qui est un objet de papier — et consiste à remplir, toujours à l’encre, des billets de reconnaissance entre les parties d’une transaction, soit le bénéficiaire et le prestataire d’un bien ou d’un service.

Les billets de reconnaissance

Les billets de reconnaissance sont des mini-formulaires commençant par « Reconnaissance pour . . . » et servant à enregistrer les HOPs (heures d’ouvrage par personne) impliqués dans les échanges. Les carnets en comportent trois par page.

 

Les billets de reconnaissance

 

Après un échange (que vous désirez comptabiliser) avec un.e autre porteur.se du carnet, suivez les 3 étapes suivantes :

  • Étape 1 : inscription des données relatives à la transaction
    Inscrivez dans un tel billet de votre carnet toutes les données relatives à la transaction qui en constituera la reconnaissance, puis échangez momentanément votre carnet avec l’autre partie afin de pouvoir vérifier que tout a été bien inscrit dans le carnet de l’autre. On pourra aussi le feuilleter et même en prendre des photos sur demande. En cas de transaction à distance, envoyez-vous des photos de vos pages de carnets — la page entière, de sorte qu’on voie, peut-être, d’autres transactions, mais surtout : le numéro de carnet inscrit au pas de chaque page.

Anatomie d’un billet de reconnaissance

Immédiatement sous les mots « Reconnaissance pour . . . », il y a deux « boutons radio » («  ») ; cochez le premier (vis-à-vis le mot « moi ») si vous êtes la personne prestataire du bien ou du service ; cochez le second (vis-à-vis la case intitulée « nom ») si vous en êtes le ou la bénéficiaire. Dans les deux cas, inscrivez le nom de l’autre personne dans cette case.

Sous cette case, il y a une case nommée « ~carnet~ ». Inscrivez le numéro du carnet de reconnaissance de l’autre personne dans cette case ; et celui du billet de ce carnet dans lequel cette autre personne inscrit la transaction dans la case nommée « ~billet~ ». Sous cette dernière case, entre tildes (« ~ »), se trouve le numéro du billet dans le carnet. Le numéro unique de votre carnet, attribué exclusivement par Les éditions de la Tramice qui l’imprime et le vend 5$ l’unité (frais de poste inclus), se trouve au bas de chaque page de celui-ci. Commandez le vôtre en écrivant à :

Carnets@LaTramice.net

La case marquée « . . . relativement à ↴ » sert simplement à indiquer la nature de la transaction. Par exemple, si je crée une reconnaissance envers toi pour avoir reçu de toi deux heures d’aide dans mon jardin, cette case pourra contenir, par exemple, « aide au jardin » ou « jardinage ».

La case intitulée « équilibre » sert à conserver votre somme courante (ou solde). Un équilibre peut très bien se situer dans les nombres négatifs, ne vous en faites pas pour cela. On voudra néanmoins, afin de donner à la collectivité au moins autant qu’on a reçu, tenter d’atteindre en moyenne un équilibre supérieur ou égal à zéro. — On peut très bien refuser une transaction si l’on trouve qu’il y a abus.

Inscrivez également la date à laquelle se fait la transaction dans la case prévue à cet effet. Le format est AAAA-MM-JJ (année-mois-jour) et les deux premiers chiffres de l’année sont déjà inscrits.

Les autres cases sont expliquées dans les étapes ci-dessous.

 

  • Étape 2 : création des HOPs dans le carnet du prestataire
    Si c’est vous qui avez fourni le bien ou le service, cochez le bouton radio à gauche de la case intitulée « moi » et inscrivez la quantité de HOPs de la transaction (inférieure ou égale à 5) dans la case vis-à-vis à droite. Ensuite, remplissez les boîtes ( — chacune correspondant à 1 HOP {destructible par remplissage} et divisée en quatre pour faciliter une présicion au quart d’heure près) de sorte à laisser autant de vides que cette quantité. — Ainsi, si la transaction s’élève, par exemple, à 3,25 HOPs (3 heures et un quart), remplissez la dernière boîte et 3 des quatre quarts de l’avant-dernière.

    • Si le montant de la transaction est supérieur à 5 HOPs, réservez autant de lignes consécutives de 10 HOPs qu’il en faut — ces lignes se trouvent à la fin du carnet — en inscrivant le numéro du billet dans l’espace à leur droite marqué « ~___~ », puis remplissez les boîtes () excédentaires s’il y en a. Notez que vous pourrez supplémentairement utiliser les 5 boîtes disponibles sur le billet de reconnaissance. Ensuite, si vous n’en avez pas besoin, barrez les 5 boîtes (⊞⊞⊞⊞⊞) du billet de reconnaissance et inscrivez le ou les numéros correspondant aux lignes que vous aurez réservées dans la case entre crochets ([_____]) prévue à cet effet dans le coin supérieur droit du billet. Pour indiquer une fourchette de lignes, par exemple les lignes 10 à 14, inscrivez [ 10-14 ] dans la case. Si vous n’avez pas besoin de la boîte entre crochets ([_____]), il est plus prudent de la barrer.

 

Lignes de HOPs

 

    • Si c’est vous qui avez bénéficié du bien ou du service, veuillez 1) cocher le bouton radio au dessous (vis-à-vis de la case intitulée « nom ») et 2) inscrire le nom de la personne qui vous l’a fourni. Puis, 3) inscrivez la quantité de HOPs de la transaction (même supérieure à 5) dans la case vis-à-vis à droite, après le signe « moins » («  »).
  • Étape 3 : destruction des HOPs dans le carnet du bénéficiaire
    La personne qui a reçu le bien ou le service devra également alors — mais seulement s’il y en a assez — : 1) remplir autant de boîtes () vides de son carnet qui appartiennent à des billets de reconnaissance remplis que le montant en HOPs de la transaction (afin de les détruire) puis, 2) cocher la case intitulée « réglé » placée sous ce montant.

*

Ce sera à la personne détentrice du carnet de calculer son nouveau solde en additionnant ou soustrayant le montant de la transaction à son ancien solde (à moins qu’il ne s’agisse de votre tout premier billet de reconnaissance — auquel cas ce solde sera de zéro — et à l’inscrire dans la case marquée « équilibre ».

N’oubliez pas : utilisez toujours un crayon à l’encre pour faire vos inscriptions dans votre carnet.

En cas d’erreur sur un billet, barrez-le d’un gros , de même que, s’il y a lieu, les lignes de HOPs impliquées, puis recommencez sur un autre billet.

Utilisation du carnet pour les projets

Vous pouvez également tenir des carnets de reconnaissance pour vos projets !

  • Inscrivez seulement le nom du projet sur la page couverture du carnet qui lui est dédié, puis, sous le @, votre nom en tant que personne responsable (du projet) ainsi que votre adresse courrielle — et procédez autrement exactement comme expliqué ci-dessus pour la comptabilité des billets de reconnaissance — sauf que la case « nom » devra contenir le nom du projet.

Projets communautaires

Un projet devient communautaire à partir du moment où il est reconnu comme tel par au moins 20 des 30 tramarades* géographiquement les plus près de la localisation dudit projet. Un projet communautaire devra : 1) être sans but lucratif, 2) bénéficier à la communauté environnante et 3) être soumis pour approbation à Projets@LaTramice.net.

Un tel projet aura son accréditation sur LaTramice.net, où seront également cumulés les HOPs générés à partir de l’activité suscitée — et de rien d’autre. (Autrement dit, la somme de ces heures d’ouvrage sera comptabilisée par LaTramice.net à des fins statistiques — mais ces sommes ne constitueront pas une dette pour les projets qui en auront bénéficié.)

Un aspect intéressant à considérer : les études nécessaires à l’exercice de métiers utiles à la communauté pourraient être considérées comme projet communautaire par la communauté locale et financées comme telles. Ex.: dentisterie, informatique, mécanique . . .

Les carnets de reconnaissance sont en cours de fabrication. Ils vont être prêts pour l’automne 2020 !  Commandez le vôtre en écrivant à :

Carnets@LaTramice.net

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La Guilde des Tramarades est une communauté virtuelle d’utilisateurs de tramices, outils de communication assimilables à des « machines à souhaits », dont la fonction est de les mettre en contact avec d’autres tramarades dont les souhaits répondent aux leurs ; les aider à découvrir et préciser leurs souhaits, à prendre des rendez-vous, à former des équipes, etc.

Découvrez notre outil de communication expérimental à l’usage exclusif de la Guilde des Tramarades, la Tramice n° 721 !

Vous avez des questions ?

Écrivez-nous !

LaGuilde@LaTramice.net

La Tramice n° 721 — une machine à souhaits parmi tant d’autres

Dessin de Mœbius

La Tramice n° 721

Une machine à souhaits parmi tant d’autres

Une petite équipe travaille présentement à bâtir la Tramice n° 721, qui se veut un outil de communication expérimental à l’usage exclusif de la Guilde des Tramarades, outil dont la sortie est espérée pour l’hiver 2021. Sa fonction, grâce entre autres à une console et sa tchatt-bote, de même qu’un serveur de souhaits (la WOOM, pour Wish-Oriented Oracular Memory) est de mettre en contact les tramarades dont les souhaits de bon aloi se répondent, les aider à découvrir et préciser leurs souhaits, les aider à prendre des rendez-vous, à former des équipes, etc. — Les tramarades sont tout simplement les usagers de cet outil, aussi appelé « la machine à souhaits ».

La machine à souhaits se veut un outil de communication convivial qui contribuera à l’émergence d’écosystèmes sociaux en informant ses usagers, les tramarades, de leurs souhaits qui se répondent. C’est un outil informatique basé sur la cohérence du langage naturel pour apparier les souhaits, mais aussi pour nous aider à les trouver, à formuler et préciser nos désirs profonds, à nous informer des besoins de notre entourage, ainsi qu’à organiser nos rendez-vous.

La machine à souhaits vise donc à stimuler l’épanouissement personnel et l’entraide, mais également les échanges et achats locaux, tant pour faciliter la vie des entrepreneurs et de leurs clients dans une approche gagnant-gagnant, que celle des personnes cherchant des partenaires pour des projets ou activités.

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Le projet est décrit en détails dans un article du 27 juin 2020 :

Qu’est-ce qui se trame sur la Tramice ?

— En passant, nous sommes toujours ouverts à la collaboration !

SVP, tout feedback à :

Feedback@LaTramice.net

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Cela dit, nous sommes d’ores et déjà en mode « collecte de souhaits » — car notre machine à souhaits a besoin de beaucoup de souhaits pour fonctionner !

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Les Volios

L’inscription des volios peut se faire dès maintenant sur le site partenaire Marché artisanal Montréal.

Les inscriptions fonctionnent par réseau. Si vous connaissez une personne qui fait déjà partie de la Guilde, inscrivez son nom et son adresse courrielle dans la case Contact du formulaire. Si vous n’en connaissez pas, écrivez-nous à LaGuilde@LaTramice.net en précisant votre souhait de vous inscrire ainsi que vos coordonnées géographiqes. Nous vous mettrons en lien avec un ou une tramarade de votre région aussitôt que cela sera possible.

Veuillez noter qu’en soumettant votre liste de souhaits (ou volio), vous rejoindrez automatiquement la

Guilde des Tramarades

Devenez tramarade, créez votre volio !

L’équipe de la Tramice n° 721 dispose également d’un espace commun de travail sur le wiki d’un projet partenaire consacré aux écolieux québecois :

Venez nous y rendre visite !

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La Tramice n° 721 fait aussi partie d’un écosystème permaculturel de projets auquel, par responsabilité écologique, elle versera 14% de ses revenus : cliquez sur le lien ci-dessous pour apprendre tout ce qu’il faut savoir sur le

Réseau PraxÉco

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Vous désirez (re)joindre l’équipe de la Tramice n° 721 ?

Écrivez-nous !

Tramice721@LaTramice.net

La Guilde des Tramarades — alliance de l’ère communicationnelle

Dessin de Mœbius

La Guilde des Tramarades

Alliance de l’ère communicationnelle

La Guilde des Tramarades est une communauté virtuelle d’utilisateurs d’un système appelé « la machine à souhaits », dont la fonction est de les mettre en contact avec d’autres tramarades dont les souhaits répondent aux leurs, à prendre des rendez-vous, à former des équipes, etc.

La Machine à souhaits vise donc à stimuler l’entraide, mais également les échanges et achats locaux (entre autre avec nos carnets de reconnaissance ; voir plus bas), tant pour faciliter la vie des entrepreneurs et de leurs clients dans une approche gagnant-gagnant, que celle des personnes cherchant des partenaires pour des projets ou activités.

La machine à souhaits est constituée d’un essaim d’assistantes personnelles appelées tramices qui collecteront nos souhaits et nous aideront à les préciser.

Bon, il n’y a présentement qu’ 1 seule tramice :

Tramice n° 721
• . . .

. . . et même, elle n’existe pas encore tout à fait — mais les travaux avancent bien, dont le moteur de conversation de notre tchatt-bote, qui est déjà plus qu’à moitié fonctionnel. (Plus de détails sur le développement de la machine à souhaits ici et ici.)

Il y a en tout cas maintenant une équipe qui s’occupe d’elle (qui a un espace commun de travail sur le wiki d’un projet partenaire, l’Atrium de l’Apprenti Sage, consacré aux écolieux québécois), et elle apparaîtra bientôt, ici même, sur LaTramice.net, peut-être même dès l’hiver 2021 !  Le plus difficile, l’algorithme d’appariement des souhaits est, lui, déjà écrit — et disponible en ligne depuis 2013.

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La notion de se faire tramarade est une approche qui implique une participation décentralisée, libre et émergente, passant par la communication enfin prise en mains par nous tous, les individus, et non quelque société incorporée sur notre dos. La co-gestion des ressources et des projets n’a pas à être chiante, si elle est astucieusement facilitée et coordonnée par nos serviables machines.

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La Guilde n’a pour toute philosophie qu’un seul principe : la convivialité. À la fois éthique, multiplicité, politique — et même écologie, si appliquée à tous les êtres —, la convivialité est un joyau à côté duquel sont passés bien des systèmes.

Nous la plaçons au centre du nôtre parce que nous voyons bien que le 21ème siècle sera convivial . . . ou alors ne sera pas bien bien jojo ! ^^ — Soyons proactifs !

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Notre machine à souhaits, toute chrysalide soit-elle, a toutefois désormais sa page :

Dessin : Mœbius

La Tramice n° 721

Une machine à souhaits parmi tant d’autres

Inscription

La Guilde s’agrandit par réseau, c’est-à-dire qu’on ne peut devenir tramarade qu’auprès d’une personne déjà membre de la Guilde. Pour l’instant, l’inscription et la collecte des listes de souhaits (ou volios) peut se faire ici, sur le site d’un projet partenaire, Marché artisanal Montréal.

Pour l’instant (automne 2020), l’inscription est gratuite et elle le sera pendant au moins un an après le lancement, ou jusqu’à ce que notre système ait fait ses preuves. Nous nous engageons à ce qu’un abonnement, à ce moment-là, ne coûte pas plus, annuellement, qu’un sandwich !

Une fois sur le site — MAMTL.NET, si vous connaissez une personne qui fait déjà partie de la Guilde, inscrivez son nom et son adresse courrielle dans la case Contact du formulaire. Si vous n’en connaissez pas, écrivez-nous à LaGuilde@LaTramice.net en précisant votre souhait de vous inscrire ainsi que vos coordonnées géographiques. Nous vous mettrons en lien avec un.e tramarade de votre région aussitôt que cela sera possible.

Les carnets de reconnaissance


Afin de faciliter les échanges entre les tramarades, nous leur suggérons d’utiliser des carnets de reconnaissances, publiés par Les éditions de la Tramice ; un outil — inspiré du JEU (jardin d’échange universel) — qui permet de tenir une comptabilité décentralisée, laquelle à son tour leur permettra :

  • de s’informer sur leur équilibre donner-recevoir au sein de la collectivité
  • de pouvoir échanger leurs HOPs (heures d’ouvrage par personne) accumulés contre des biens ou des services avec d’autres utilisateurs des carnets
  • d’asseoir la devise (HOP) sur la transparence et un ingénieux système de création, de transfert et de destruction de la devise
  • de démarrer plus facilement des projets communautaires¹ pour lesquels il est possible de générer des HOPs à partir de la seule énergie collective suscitée (contrairement aux autres types d’échange, où un carnet et débité et l’autre crédité)

1. Accrédités comme tels par les tramarades eux-mêmes. Plus amples détails sur la page des Carnets de reconnaissance.

Vous avez des questions ?

Écrivez-nous !

LaGuilde@LaTramice.net