Le Club des éditions de la Tramice — Avis d’offres et de recherches

Nous (Florence et Frédo) avons consciencieusement recensé nos goûts, questions, installations, besoins, désirs, idées et talents, avons reconnu le bien-fondé de ce que nous faisions déjà de manière plutôt sporadique, et constatons la nécessité et la souhaitable possibilité de l’établissement d’une maison, d’un club et d’activités tels que nous en brosserons ici un tableau qui, nous l’espérons, vous incitera à plonger avec nous dans l’aventure, y participer de près ou de loin et à venir nous visiter. — On peut toujours, certes, collaborer à distance, mais une certaine dose de présentiel nous est essentielle. — Pas pour vous ?

Nous avons pour commencer, ici à Montréal, quoiqu’un peu petit, un pas mal cool setting, juché au 3903 rue Saint-Denis (appartements 22 & 24), une petite équipe de base à nous deux, et tout ce qu’il faut pour résolument ouvrir « Le Club des éditions de la Tramice* », un lieu de rencontre ouvert aux amis de la maison, pour y avoir toutes sortes de collaborations et de conversations éclectiques sur les sujets qui nous touchent et dont nous tâtons.

* Contrepèterie que tout le monde devinera, s’il considère sortir de la M . . . — pour se mettre à tramer, bin hardiment !^]

Nous aimons bien les parcs, aller marcher dans la forêt de la montagne, les pique-niques, les fêtes et les jams. Nous sommes bien chez nous aussi, où on apprécie fort notre petit balcon et espaces de vie sous les étoiles. 🙂 Et nous pensons que ce serait encore mieux avec vous de temps en temps (svp, sur rendez-vous uniquement), autour d’un thé (ou pas), si l’envie vous prend de venir tramer avec nous. Ou pour une partie de go. Ou une lecture de Tarot, si une question vous taraude.

*

Au Club des éditions de la Tramice, toutes sortes d’activités, de conversations et de développements orientés sur la communication pratique sont envisageables. En voici quelques-uns :

  • la conversation elle-même — nous élaborons d’ailleurs, au fil du temps, des accessoires pour représenter visuellement des situations, pensées ou conversations complexes ; nous appelons cela :
    • Le jeu des idées ;
  • autres pratiques communicationnelles (pourquoi & comment) :
    • carnets de reconnaissance (outil de fluidification des échanges que nous comptons implémenter pour la maison et ses collaborateurs)
    • cercles de souhaits (dans un parc si en trop grand groupe)
    • wiki de conversations entre les idées
    • tableaux de bord & navigation (design d’interface)
    • quels logiciels utiliser ?
    • design communicationnel
    • vous avez une idée ?
  • réflexions sur le zeitgeist
  • soirées littéraires (club de lecture {des titres à suggérer ?}, poésie, mini-lancements)
  • tablées créatives (brainstorming, invention de mèmes, bédé collective, simple coworking) — création/peaufinage de contenu pour le journal (voir plus loin ci-dessous)
  • feedback sur les idées de La machine à souhaits, journal de bord d’un poète-ingénieur (recueil de Frédo, intégralement disponible en ligne) — version imprimée disponible pour 30 $
  • quels seraient vos apports à la maison d’édition ? (voir quelques activités à y assurer, plus loin ci-dessous)

*

Le dialogue social est bien mal servi par les médias sociaux populaires d’aujourd’hui, qui l’entraînent vite dans l’oubli, le laissent se perdre dans un flot perpétuel — qui non seulement l’emporte derrière le rideau du temps, mais aussi le cloisonne, le disloque, l’antagonise : un flot rapide et nourri, bourré de publicité, impropre aux débats, au dialogue, à la délibération ; bref, à l’intelligence constructive.

Nous avons au contraire besoin de conversations en bonne et due forme, délibérées, de lieux et parfois de temps qui y sont consacrés ; de répertoires et de représentations intelligibles, aussi, pour conserver et faire se parler nos idées ; y ajouter, commenter, répondre, participer — les entretenir, quoi, les relier et les questionner avec tout le soin, la précision et l’honnêteté intellectuelle qu’elles requièrent. Nous voulons répondre à ce besoin, ou du moins y réfléchir sérieusement, partager nos réflexions et aussi offrir des plateformes conviviales pour ce faire, dont le wiki de conversations entre les idées, ci-haut mentionné.

*

Outre les aménités et projets du club, voici les spécialités de la maison. N’hésitez pas à faire appel à nous !

✦ Traduction anglais ⇔ français
✦ Révision de texte en français ou en anglais
✦ Illustration
✦ Édition en petite quantité — contacter : Editions@LaTramice.net
✦ Montage vidéo
✦ Publication en ligne sur le journal La Tramice*

* La Tramice bat pavillon sur le Web depuis novembre 2015.

SVP, envoyez vos proposition de contenu à Redaction@LaTramice.net — la ligne éditoriale du journal se trouve au bout du lien ci-dessus.

Nous préférons pour ces activités le télétravail sans horaire afin de pouvoir travailler à nos heures, mais le processus de reliure peut se faire en petits groupes, et c’est souvent bien agréable d’assembler le matériel ou de dessiner tout en placotant !

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Une maison d’édition est remplie d’activités diverses pour l’accomplissement desquelles nous serions bien heureux d’agrandir l’équipe, ne serait-ce que sporadiquement, avec des gens qui s’y sentent inspirés. Voici l’essentiel de ces activités :

  • paperasse officielle
  • recherche
  • comptabilité
  • marketing
  • relations publique
  • mise en page
  • distribution
  • coordination
  • financement
  • révision
  • lecture
  • reliure
  • impression
  • tranchage
  • collage
  • faire du thé

Le club des éditions de la Tramice vous attend, l’esprit ouvert — et le cœur exigeant.

Écrivez-nous !  Prenons rendez-vous ! — LeClub@LaTramice.net 

Fred Lemire et Florence Touliatou

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Affichette du Club (fichier .pdf)

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Groupe Facebook du Club

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La Trame Étoilée

La machine à souhaits 3.0, c’est nous !

Fort bien, nous ferons donc sans les algorithmes !

Sur de petits ensembles, nous pouvons d’ailleurs personnellement faire de nous-mêmes des machines à souhaits très performantes et qui produisent naturellement, les unes pour les autres, le carburant qui leur est nécessaire — c’est-à-dire nos souhaits, ce qui nous anime.

Et s’il suffisait d’une toute petite lettre-initiative virale (ci-dessous) à envoyer à son réseau significatif pour que tout refleurisse à nouveau ?


Objet : Souhaites-tu participer à un mouvement d’entraide affinitaire et complètement décentralisé ?

La Trame Étoilée

et ses

Carnets de reconnaissance

Salut !

Si je t’envoie ceci, c’est dans le souhait d’optimiser l’intelligence collective et la bienveillance dans mon réseau et, par propagation, dans les réseaux d’autres personnes de bonne volonté, réseaux étoilés où peut se tisser, en les connectant — ou simplement en explorant leurs sentiers —, un monde qui nous ressemble.

Il ne s’agit nullement ici de devenir des rouages dans une machine plus grande. (Il n’y a pas de telle machine, ou bien alors — c’est l’univers lui-même !)  Ici, il n’y a que nous, petites personnes qui poursuivons nos rêves — et qui, dans la bienveillance et l’attention, aidons les gens de notre entourage à poursuivre les leurs. Il n’y a que nous qui tissons, ensemble et séparément, un monde divers et uni. Bien à nos souhaits.

La réponse habituelle passe par le collectif : constituer une équipe, faire un wiki, ou encore une base de donnée où recueillir les souhaits, un vaste réservoir de souhaits !  Il existe déjà, entre autres groupes d’échange, de nombreux groupes JEU (jardin d’échange universel) et des SELs (systèmes d’échange locaux) un peu partout qui centralisent les souhaits locaux sur des sites web et qui organisent des rencontres locales d’échange. Il existe également déjà des pages de ce genre un peu partout sur les médias sociaux.

Ce qui est très bien !  Découvrir ses voisins, ses concitoyens, ainsi que les ressources locales, c’est essentiel pour le B-A-BA du vivre ensemble. S’il n’y a pas de tels cercles locaux ou affinitaires dans ton environnement, je t’encourage à en manifester. Un simple cercle de parole où chacun chacune a un temps de parole pour exposer aux autres ses besoins et ses offres, ses intérêts et ses projets (qui ont eux aussi leurs besoins et leurs offres) — ça peut faire une belle différence !

Le but de la présente approche est de venir compléter les pratiques essentiellement communautaires par des pratiques individuelles (et co-individuelles, comme les cercles de parole) qui, additionnées et multipliées ensemble, peuvent dépasser n’importe quel modèle pré-établi, dans un mouvement grandissant d’autonomie émergente.

Je te propose ici une pratique qui a le potentiel de créer un système économique simple reposant entièrement entre nos mains. Il s’agit d’abord d’envoyer une lettre similaire à celle-ci dans ton réseau significatif en l’accompagnant, toi aussi, de tes volios, c’est-à-dire de tes listes de souhaits (une liste personnelle, et une pour chacun de tes projets).

(Note : Il vaut mieux, pour ces volios, utiliser un format universel, tel .txt ou .rtf afin d’en assurer la lisibilité sur tous les éditeurs de texte.)

Je te prie d’ailleurs de bien vouloir conserver mes volios (ci-joints) avec ceux des autres participants dans un dossier dédié. (Rappelle-toi qu’on peut souhaiter offrir autant que partager ou recevoir !)

Alternativement, tu peux faire comme moi et mettre tes souhaits sur une page web. Plusieurs plateformes permettent de le faire sans frais. Les médias sociaux peuvent aussi servir de plateforme. Suggestions : utiliser les mots-clics (hashtags) #latrameetoilee ou #thefabricofwishes si désiré.

*

Apparier les souhaits pour mettre des gens en contact, nous le faisons déjà tous plus ou moins « Ah !, je connais quelqu’un que tu aurais intérêt à rencontrer ! » — mais combien d’occasions d’entraide et d’échange sont perdues, négligées, par simple défaut de communication ? — Et qu’adviendrait-il donc si nous commencions à prendre la communication, le réseautage et nos rêves eux-mêmes quelque peu au sérieux ?

Idées de sortes de souhaits

Besoins (de toute nature : sociale, psychologique, physique . . .), désirs (profonds ou superficiels, affectifs ou matériels), offres (de biens, de services, de talents, d’expertise, de matériaux, de temps, d’aide, d’espace, de transport . . .), échanges (en argent, HOPs, troc . . .), dons, partages (d’expériences, d’intérêts, de connaissances . . .), prêts et emprunts (d’outils, de livres . . .), projets (descriptions, personnels, collectifs, trouver des partenaires . . .), activités (sportives, littéraires, ludiques, danse . . .), circuits, voyages (recommandations, itinéraire, régularité, capacité de transporter, recherche de moyens de transport), localisation (coordonnées, rayon d’action), horaire, disponibilités (pour quelles activités spécifiques ou quels types d’activité : physique, intellectuelle . . .), langues (parlées, écrites, capacité de traduire).

*

Si la pratique se répand, les listes de souhaits de nos amis — et celles des amis de nos amis — pleuvront dans nos boîtes courrielles et nous serons ainsi mieux que jamais en mesure de nous entraider et de réseauter efficacement. Évidemment, il faut y mettre un peu d’attention et d’efforts mémoriels. Libre à nous également de créer ou d’utiliser des bases de données et des outils de recherche. Le but essentiel de cette lettre est avant tout que l’information circule et que nous en prenions acte.

Et pourquoi ne pas imprimer ces listes de souhaits pour les conserver dans des cartables de volios, des « bottins de souhaits » — qu’il pourra être très pratique d’avoir sous la main, entre autres dans les occasions sociales ?

*

Je te partage également un outil qui permet de fluidifier les échanges et de faciliter le démarrage d’entreprises : le Carnet de reconnaissance.  Tu peux en télécharger les pages ici (https://latramice.net/2020/08/les-carnets-de-reconnaissance), puis les découper, les imprimer, les plier et les brocher — ou encore en acheter tout faits ici, sur LaTramice.net¹ . 

  1. Journal en ligne fondé par l’initiateur de la présente lettre et voué à l’avènement d’une ère communicationnelle digne de ce nom !

Ces carnets sont conçus pour y tenir une comptabilité décentralisée permettant de s’informer sur son équilibre « donner-recevoir » au sein de la collectivité, et ainsi de remplacer avantageusement la monnaie.

Le fait que ce moyen d’échange soit associé à La Trame Étoilée, un réseau de réseaux de gens significatifs, le fait qu’il soit transparent et donc contre-vérifiable par les pairs, le fait qu’il soit un outil individuel et objectif qui ne dépend pas d’un organisme central ou de taux de change, cela contribue à sa fiabilité et donc à la confiance qu’on aura en lui ; deux ingrédients essentiels en matière de transaction. La valeur d’une devise repose essentiellement sur le fait qu’elle soit reconnue.

L’argent devrait être un simple instrument de mesure
et sa rareté est un non-sens créé artificiellement.
Il serait ab­surde de manquer de centimètres
pour faire toutes les mesures que nous voulons faire
au courant de la jour­née, n’est-ce pas ?

On peut tenir un carnet pour soi et pour chacun de ses projets (potentiellement un carnet collectif). Tous les détails sur la page des carnets mentionnée ci-haut.

*

L’idée est de venir compléter les systèmes centralisés (tels le JEU — https://jardindechangeuniversel.wordpress.com ; renseigne-toi s’il y a un groupe JEU dans ta localité !) en invitant les individus à être, chacun chacune, à petite échelle, également, un tel centre pour les personnes de leurs réseaux.

Un collectivisme par trop exclusif érodera l’individualité ou entrera en opposition avec elle — de même, à l’inverse, un individualisme complètement déconnecté de la société où il vit érodera cette dernière. 

Mais un juste équilibre entre ces aspects essentiels de la vie humaine est peut-être atteignable par une sorte de judo d’autonomisation universelle empreinte de spécialisation organique qui viendrait assumer localement différentes fonctions au sein de la trame étoilée de nos désirs (tenue de cartable, de base de données, de babillard, de local, de cercle de parole, de boîte à souhaits ; gentille extirpation de souhaits auprès de ses amis, distribution de cette lettre sous forme de dépliant ; circuit, entreposage, transport, talents, outils, etc.) qui, organiquement, créeront un grand corps d’entraide entre les êtres, une danse plus qu’un corps, un jam plus qu’un orchestre, une ouverture et un partage plus qu’un collectif.

Qu’est-ce que ça nous coûte d’essayer ?

*

Outre les frais de télécommunications, d’impression et peut-être l’achat de carnets de reconnaissance ou d’un cartable pour nos bottins de souhaits, l’encre de nos stylos . . . (!) — cette solution est entièrement gratuite !

Mais songe à la richesse
qu’elle peut révéler et mettre en action
dans nos multiples interactions,
à petites et plus grandes échelles !

Nous avons aujourd’hui plus que jamais besoin de nous organiser efficacement pour construire et tisser ensemble ce monde convivial et multicolore que nous désirons. C’est pas si compliqué, au fond.

Il suffit de nous communiquer intelligemment ce qui compte.

Et si on s’y mettait ?

Frédo*

réf.: https://latramice.net/2021/09/la-trame-etoilee

*. Ton nom ici.

 


~ Mes volios ~


VOLIO – Fred Lemire.rtf

INFOS :

nom // name : Fred Mir // Frédéric Lemire // Fred Lemire // Frédo

email // courriel : fredofromstart@gmail.com

langues // languages : français, English

alimentation // diet : végétalienne // vegan

code postal // postal code : H2W 2M4

rayon d’action // range : 3 km

 

OFFRES // OFFERS :

dessin // illustration // drawing (https://www.facebook.com/media/set/?set=a.4793975637&type=3)

illustrer un texte sérieux avec des illustrations humoristiques // funny illustrations

révision de texte en français // spell checking in French

traduction de l’anglais au français // translation from English to French

enseigner le français // to teach French

inventer des jeux de mots, des acronymes // to invent wordplays, acronyms

 

DEMANDES // DEMANDS :

des pantoufles tricotées // knitted slippers

recevoir des massages // to receive massages

participer à des ateliers d’expérimentations énergétiques // to participate in energetic experimenta­tion workshops

a device that records everything and stores sound bites in files on demand // un dispositif qui enregistre tout et qui, sur demande, store des extraits sonores dans des fichiers

pantalons de corduroi, taille 31-32

aimerais connaître des itinéraires bucoliques au Québec

 

INTÉRÊTS // INTERESTS :

rassemblements de la famille Arc-en-ciel // Rainbow Ga­therings

débats philosophiques // philosophical debates

programming // programmation

trouver des gens avec qui jouer au go // to find people with whom to play go

trouver partenaire(s) dans la conception et la réalisation de bé­dés, cartoon strips, mèmes // to find partner(s) for thin­king up and realizing comic books, cartoon strips, memes

 


VOLIO – La Tramice, journal de l’ère communicationnelle.rtf

Offres :

La Tramice, journal de l’ère communicationnelle, se veut une plateforme conviviale où tenir une conversation constructive sur les rôles que la com­munication peut et doit jouer dans notre monde en transition.

Demandes :

Des articles !  Évidemment, la communication doit être à l’hon­neur dans chaque article ou autre contenu, lesquels doivent être signés (pseudonymes acceptés) et avoir un titre. — Tous les détails ici.

Le journal cherche aussi à agrandir son équipe.


VOLIO – Journal de bord d’un poète-ingénieur.rtf

Mon recueil, un méli-mélo (essais, pensées, humour, philosophie, petites histoires) dessinant en mosaïque la vision que je porte, depuis un quart de siècle, d’une ère communicationnelle digne de ce nom, est intégralement disponible en ligne : 

La machine à souhaits

journal de bord d’un poète-ingénieur

(https://latramice.net/2019/05/la-machine-a-souhaits-journal-de-bord)

Une version imprimée peut être commandée.

Je suis disponible pour présenter mon livre à des groupes qui m’en font la demande. Si en plus vous me promettez de le laisser dans le local étudiant de votre département (ou de celui d’un de vos camarades), je vous donne un exemplaire gratuit.

Invitez-moi ! — Fred.Lemire@LaTramice.net

 


VOLIO – Le jeu des idées.rtf

Je suis à inventer un jeu pour visualiser les conversations.

Besoins :

dessus de table rond (1 mètre de diamètre ou plus) en mélamine noire

jetons blancs en plastique d’un pouce de diamètre (max 3 cm)

antennes de postes radio rétractables

coquilles Kinder (le petit « œuf » jaune en plastique)

 

Offres :

aide visuelle au brainstorming (seul.e ou en groupe)

une occasion en or de . . .

« mettre toutes les idées sur la table »

donner aux idées et à leur interrelations toute l’attention qu’elles méritent

socialiser autour de choses qui nous intéressent

sentir toute la puissance et la jouissance des notations à la craie

littéralement faire table rase à l’occasion

voir ensemble, se comprendre mieux

 


VOLIO – Communauté.rtf

Voici ce que je souhaite trouver dans ma communauté :

de l’air pur, de l’humour, de la philosophie // clean air, humor, philosophy

des cercles de paroles réguliers // regular talking circles

des repas en commun // common meals

si en ville (Montréal) :

une rue tranquille et boisée au nord ou à l’est du Mont-Royal, c’est-à-dire : Plateau, Mile-End, Ro­semont, Petite-Patrie, Outremont

si en campagne :

de la forêt à proximité, des arbres, des ruisseaux, un feu de camp, des étoiles, si possible un étang, un lac, des vallons et des collines, une gare de chemin-de-fer menant à la ville // forest nearby, trees, brooks, a campfire, stars, a pond if possible, a lake, valleys and hills, a train station leading to the City

une belle cour arrière avec jardin et dans le jardin, une fontaine et un bassin // a beautiful backyard with a gar­den, and in the garden, a fountain and a little pond

une table d’écriture située sous les frondaisons de grands arbres // a writing table located under the canopy of tall trees

des amis, de bonnes conversations, de bons livres // friends, good conversations, good books

de la permaculture // permaculture

beaucoup de place pour l’art et la contemplation // much room for art and contemplation

de l’artisanat // craft

un grand calme propice à l’écriture // a great calm fit for writing

une pièce de vie et de création multi-fonction : biblio­thèque, coussins, instruments de musique, table à dessin, espace pour danser, faire du yoga, etc. // a creative and multi-function living-room

une épicerie et une bibliothèque à proximité // a grocery store and a library nearby

 


VOLIO – Pavillon d’écriture.rtf

Je désire me construire un petit pavillon vitré transportable avec beaucoup d’espace de bureau. L’idée est qu’il entre tout juste dans une remorque standard lorsque vient le temps de le transporter. La base sera donc rectangulaire, mais le haut sera en hexagone et débordera sur les côtés. J’aimerais que le toit ait un style pagode, mais qu’il soit vitré lui aussi. Chaque fenêtre pourra être bloquée par un panneau isolant noir d’un côté et argenté de l’autre. Les panneaux seront mis côté réfléchissant vers l’intérieur lorsqu’on voudra conserver la chaleur et vers l’extérieur lorsque c’est du soleil qu’on voudra se prémunir. Ces panneaux pourront être rangés dans des soutes amovibles de chaque côté du rectangle de la base, dans le prolongement des murs arrangés en hexagone. J’aimerais que le pavillon soit suffisamment léger pour pouvoir être soulevé par deux personnes (pour la même raison, il faudra pouvoir l’ancrer dans le sol pour l’armer contre le vent).

Besoins :

astrofoil, grosse toile, mate­las de mousse, aide pour la construction, outils

astrofoil, coarse canvas, foam mattress, help for construction, tools

La tentation du monde

(i.e. : ça va bien aller)

« Ma vie est confortable. — J’ai l’eau courante, l’internet à volonté, ni chaud ni froid, ni faim ni soif, et — surtout — ma belle petite pilule bleue contre l’angoisse d’être !  La police arrête les voleurs, la télé m’informe des actualités, le gouvernement fait la loi et la morale est du bon côté. Les avions volent dans le ciel, les trains sur leurs rails, ↣ et le progrès file comme une flèche lancée par en avant. J’ai foi en cette flèche et y ajoute la mienne, en faisceau. — Nous vaincrons ! — Nous sommes un grand peuple aux commandes du vaisseau spatial Terre. Je peux dormir tranquille. — Ça va bien aller. »

Cette tentation, vous la connaissez bien.

Caricature : André-Philippe Côté

Après son deuxième échec, le diable transporte encore Jésus sur une fort haute montagne. Il lui montre, « en un instant » (Luc 4 : 5), tous les royaumes de ce monde et leur gloire. Puis il lui dit : « Je te donnerai toutes ces choses, si, te prosternant, tu me rends hommage » (Matt. 4 : 9).

— Mais non, voyons !  Où vas-tu chercher ça ?  Satan, maintenant ! ^^ Ne crois-tu donc pas à la techno-big-science incorporée ?  Tiens-tu donc à attraper la maladie du nez¹ ?  Ça va bien aller, c’est le techno-président lui-même qui l’a dit !

  1. *

Je remets en question le progrès lui-même,
sa nature, sa culture.
Cette question : le progrès,
qui devrait donner un sens à notre existence,
ne s’est-il pas substitué à elle ?

Le progrès n’est-il pas devenu notre existence elle-même ?

La locomotive roule-t-elle pour rouler
et pour la seule griserie qu’apporte la vitesse ?

Pierre Foglia

*

Définition de « progressisme », selon Toupie.org.

Étymologie : du latin progressus, action d’avancer.

Le progressisme est un courant de pensée qui considère qu’une transformation profonde des structures sociales et politiques doit être accomplie pour une plus grande justice sociale et pour l’amélioration des conditions de vie. Il s’oppose au conservatisme.

Les progressistes croient au progrès moral de l’humanité et aux bénéfices que le développement des sciences et des techniques peut apporter au plus grand nombre.

Le terme « progressisme » a été créé vers 1930, avec l’idée selon laquelle l’organisation sociale et politique actuelle résulte d’un processus historique continu d’amélioration qui peut être poursuivi, voire accéléré par des réformes souvent radicales.

Porté par la philosophie du siècle des Lumières et par l’essor de la science au XIXe siècle, le progressisme part du postulat que le sens de l’histoire est le progrès. Cependant, les deux guerres mondiales du XXe siècle, les camps de concentration, la bombe atomique, les génocides, la persistance de la pauvreté, les pollutions . . . ont nourri les critiques de la notion de progrès et de la domination de l’humain sur la nature. Le progrès n’apparaît plus comme devant être limité au seul progrès technique ni comme étant le résultat automatique de l’histoire.

*

Je croyais auparavant que le progressisme se limitait à l’aspect social (en premier lieu, la défense des droits de la personne), je m’en suis même réclamé ; mais un fort relent de technototalitarisme me fait faire une petite recherche sur l’idéologie en question qui m’apprend que celle-ci cautionne par la bande l’arsenal technique de plus en plus envahissant du soi-disant progrès — ce qui, subitement, me rend tout le concept fort suspect.

À bien y regarder, il y a et aura toujours à redire et à parfaire en ce monde — comme en bien d’autres, sûrement. Donc une idéologie du progrès . . . par le progrès et . . . pour le progrès deviendra en ces mondes hégémonique en elle-même, du simple fait qu’elle se prolongera par nature à l’infini dans toutes les sphères de la vie, toujours plus totalisante.

Nous n’avons pas à soi-disant « progresser » sur le chemin sans fin d’une idéologie qui construit ses propres rails, mais bien à vivre, processus de diversité en évolution s’il en est un !  Les mentalités évoluent, oui, les idées se fraient un chemin et des outils s’inventent ; accompagnons ces processus — mais veillons avant tout à ce qu’ils ne deviennent pas voies ferrées barricadées, puis enclaves, puis esclavage !  Un progrès ne peut être que spécifique à une situation particulière ; il ne peut valoir pour toute situation, pour la bonne raison qu’il serait alors arrêt et non progrès.

*

Il m’apparaît cependant évident que certains indices ont suffisamment de pertinence pour nous aider à mesurer de véritables progrès (et reculs) en ce qui a trait à notre aventure première — c’est-à-dire vivre. Si le PIB actuel (produit intérieur brut) est manifestement un indicateur perverti, il existe d’autres collectes de données possibles qui, bien conçues, peuvent, par simple principe de rétroaction (feedback), nous aider à mieux vivre, individuellement et collectivement.

La différence, c’est que ce genre de progrès entendra la mesure de façon mesurée, c’est-à-dire scientifiquement et humainement à la fois ; alors que le progrès progresso-progressiste (il faut être pour le progrès, voyons !) entend — de plus en plus, malheureusement — la mesure de façon technocrate ; c’est-à-dire moins humaine et plus autoritaire, plus totalisante, plus robotisante.

Une « science » vouée à un tel progrès, tracé impérativement par des techniques de plus en plus exclusives à des élites et classes exclusives, ce n’est pas de la science, c’est, au mieux, une machine infernale alambiquée digne d’une dystopie de série B.

La mesure mesurée n’est pas un progrès en soi, la construction sans fin d’une utopie dont le moteur emballé nous échappe, mais une attention constante et circonstanciée portée aux petits indices de la vie — c’est-à-dire une véritable science, une science humaine, qui nous éclaire, nous écoute et nous aide — ; et certainement pas un programme qui nous enfume, nous étiquette, nous salit, nous abêtit, nous exclue, nous divise, nous médicamente, nous contrôle, nous viole et nous encarcane !

*

Ne vous laissez pas attraper par l’illusion ; ceci n’est pas du prosélytisme religieux, ce n’est pas du prêchi-prêcha, c’est bêtement le technototalitarisme qui nous guette et l’humanité qui est en jeu. Des génies comme Mœbius nous ont prévenus de cette tendance lourde à profiter de crises (ou à en provoquer) pour ensuite imposer des solutions qui nous asservissent, ou du moins nous rendent plus faciles à contrôler.

*

La tentation du monde est si forte, parfois qu’on ne la voit plus. « Tout cela est bel et bon, l’humanité est en marche vers le progrès, la capitalo-techno-science s’occupe de plus en plus de nous ; j’ai mes divertissements, mes voyages, mes restos. Quiconque s’oppose à cette marche grandiose du monde est un disjoncté, un complotiste dont la pensée doit être vite neutralisée. — Vive la science (sic) en marche ! »

*

À poursuivre ainsi la tentation d’un monde en marche dans un progrès inexorable, donc d’un universel imposant et imposé, on aura au final négligé, voire piétiné le particulier, la personne. À gober individuellement l’hameçon du progrès avec le lunch gratuit, on aura cédé de sa liberté, de son humanité. À placer un soi-disant progrès au-dessus de l’intégrité physique de la personne et de son droit à l’autodétermination, on l’aura abandonnée dans la foulée. Solidaires avec qui, déjà ?

On se prosterne aujourd’hui devant la machine inexorable pour atteindre ou perpétuer ce monde si tentant, si rassurant, si prometteur, où les autorités ont la réponse technologique adéquate grâce au glorieux progrès. — Veuillez relever votre manche, s’il vous plaît.

*

Un véritable monde est chose digne à désirer, pourtant.

Un monde fondé sur nos désirs profonds, médités, sélectifs, harmonisés, oui, cela a du sens. Mais un monde à gober tout rond, tout encapsulé dans une belle pilule bleue pour revenir à la nouvelle normale (il y a sans cesse de nouvelles variantes de normales, on n’arrête pas le progrès), c’est un procédé à gogo — soit dit entre nous pour rester polis.

Je crois à une société solidaire faite d’individus autodéterminés. Le progressisme aujourd’hui, au prétexte du bien commun, efface trop souvent cette autodétermination sous des devoirs citoyens de plus en plus martelés, enjoints, voire forcés — et, de société réellement vivante, on chute à quelque informe « collectif » théorique en animation artificielle sur lequel se penchent les experts.

Que l’on mesure le progrès en fonction de l’humanité et non l’inverse serait un bon début d’amélioration de cet état pitoyable.

*

Où va donc le monde ? — Chaque personne a en elle une version du monde et chaque personne fait son chemin. 

— Où s’en vont donc ces mondes ?

Demandez-vous donc à quoi rêve chaque personne, demandez à votre cœur et aux gens autour de vous, et vous en aurez une idée pro-active, un petit monde digne de ce nom qui se tisse autour de vous — et de bonnes raisons de vivre en bonus !

Bonnes vies !  Bons chemins !

Frédo

Et si l’informatique libre . . .

 

Plateau Mont-Royal

Auteur à la recherche de conversations en présentiel (à portée de bixi — Montréal, Québec) autour d’un roman de science-fiction en devenir, afin d’y poursuivre la cogitation sur ce qu’il appelle l’ère communicationnelle.

Dans un monde cloisonné par le secret industriel,
l’informatique libre fait une apparition spectaculaire.

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Trêve de cabotinage, je s’approprie ici le pronom !

J’aime bien, par beau temps, aller écrire et converser dans les parcs — à l’intérieur sinon. Si vous souhaitez que nous prenions rendez-vous, veuillez m’écrire à Fred.Lemire@LaTramice.net.

Consultez LaTramice.net, journal de l’ère communicationnelle, pour connaître mon filon — entre autres, mon recueil, La machine à souhaits, journal de bord d’un poète-ingénieur.

— Au plaisir !  Bonnes lectures !

Fred Lemire, alias Fred Mir, alias Frédo

Plateforme pour une ère communicationnelle

Image : Moebius

 

En avez-vous assez de cette foire d’empoigne qui, sur les médias sociaux et sur la Toile en général, enfle aujourd’hui comme tsunami, où chaque donnée est douteuse et à vérifier et à contre-vérifier, où certaines données ne sont même pas regardées par certains, sous le prétexte qu’elles seraient anecdotiques, hâtivement rejetées par ceux des fact-tchèqueurs qui sont relayés — très sélectivement — par les médias de masse, ou alors tout bêtement parce qu’elles viendraient de sources affiliées au « mauvais » bout du spectre politique et pour cela automatiquement discréditées ?  Une foire où les données brandies et répétées comme catéchisme par les médias de masse proviennent de sources pour le moins douteuses et non moins centralisées ?  Où une élite s’enrichit en temps de crise pendant que le reste y goûte — et que les plus atteints par la propagande galopante en redemandent ?

De la science, on en veut. Mais une centralisation s’est installée aujourd’hui qui nuit à la science, une centralisation de pouvoir et non de savoir. Quand on refuse de débattre, quand on ment, quand le ver est dans la pomme, quand la rétroaction nécessaire au savoir est refoulée par le vent du pouvoir qui seul anime la roue, quand nous ne sommes plus maîtres des outils qui devaient pourtant fidèlement nous servir, quand le centre du pouvoir s’immisce dans chaque sphère de nos vies et réduit à bétail l’humain et à errement son potentiel — ce n’est plus de la science.

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Bon, nos médias nous servent mal, mais pouvons-nous nous passer d’organes de communication ?  Notre science elle-même est sourde et se totalitarise, mais pouvons-nous nous passer de science ?

Non, bien sûr que non.

D’abord, la réalité ne se résume pas à des « faits » — toujours, avez-vous remarqué ?, établis par des autorités, qui peuvent, par cette prérogative, aisément les manipuler. Non, la réalité est constituée d’une myriade de points de vue — et nous devrions pouvoir les « entendre » tous afin de ne pas obtenir, dès le départ, une vision biaisée de la réalité.

Sauf qu’il y a aujourd’hui un format réducteur de réalité qui s’est installé qui n’est guère favorable aux échanges et au débat. On cancèle allègrement, on dénigre gratuitement, on n’a d’arguments que d’autorité ou pour refuser le débat — et on se conforme à l’avenant !  Nos médias sociaux actuels sont mieux que rien, certains débats y ont tout de même lieu et nous nous y comportons comme les neurones d’un vaste cerveau planétaire dans les limites qui nous sont imparties au sein du spectaculaire flot d’information. Mais il nous faut mieux.

Ce qu’il nous faut, c’est un média social fiable, horizontal, qui conserve les données, permette de les mettre en relation intelligente et permette aussi les annotations, qui facilite les débats, qui puisse exister en-dehors du substrat informatique et indépendamment de lui et, surtout, qui ne nous efface pas quand on ne marche pas dans le sens des flèches ; un outil universel de communication, une plateforme inclusive et impartiale — un réseau de telles plateformes et outils ; un réseau universel où ne soient pas d’office balayés du revers de la main la demande de se faire entendre, de débattre, de questionner — ou, par exemple fort actuel, tout rapport citoyen que l’on pourrait vouloir faire homologuer à propos de notre état de santé suivant la prise d’un produit encore expérimental.

Qu’est-ce qui nous nuit, présentement ?  Est-ce la science ?  Est-ce la communication ???  Non, bien sûr, mais les mauvais usages qui en sont faits par des pouvoirs élitistes et autoritaires. Une communication à sens unique est une bouffonnerie, en regard du potentiel réel de la communication. Et une science sans réelle communication n’est pas une science — mais une secte.

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L’universalité a été si souvent si mal utilisée, qu’elle est peu à peu devenue, pour beaucoup — et avec raison, hélas ! —, synonyme de contrôle élitiste et de bureaucratie — utilisation totalitaire qui réunit au bas d’un nouvel axe les prétendus « extrêmes » de l’axe gauche-droite. Que reste-t-il, qu’est-ce qui surnage lorsqu’on a identifié et remis à sa place ce qui, indigne affront à notre potentiel, nous rendait moins humain ?  L’humain, bien entendu. L’humain est là où co-existent l’individuel, le collectif et l’universel.

Un réel universel ne peut être unilatéral puisque, ainsi constitué, un simple dialogue le dépasserait en universalité.

La communication doit être ouverte, multilatérale, parcourable et la seule chose qui doit y être universelle en est l’accès. Nous avons besoin d’un outil commun, d’un moyen pour bien nous communiquer, d’un protocole de base pour se communiquer non seulement nos conversations, mais aussi nos offres, besoins, intérêts, disponibilités, itinéraires, rendez-vous, capacité de transporter, circuits, idées, définitions, questions et réponses — bref, nous avons besoin d’une plateforme communicationnelle digne de ce nom.

Nous avons besoin de communication, pas de contrôle. Pas unilatéral, en tout cas. — Car les témoignages qui se retrouveront sur cette plateforme devront bien sûr être corroborés. Et nous devrons nous assurer que cela ne soit pas la prérogative d’une entité exclusive.

En commun, nous devons avoir un système qui mette à profit l’intelligence collective et qui soit apte à faire émerger de nos rapports : connaissances, expériences, points de vue et déductions — de réelles clartés.

Cela, bien sûr, n’ira pas sans débats, querelles, enquêtes, procès, témoignages croisés. Mais ce sera mille fois mieux que les omissions, frilosités et propagandes d’antan.

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On a appris, dans une logique divisive, à prendre parti plus vite que son ombre, à tenir d’avance pour faux ou trompeur tout ce que dit « l’ennemi », à se précipiter sur des conclusions, des atteintes à la réputations, des accusations, des conflits, des coercitions — et sur la guerre, évidemment : où ailleurs pourrait mener la notion d’ennemi ?

On devra maintenant, dans une logique inclusive, apprendre à mettre en relation, à argumenter, à débattre, à réfléchir le complexe et laisser émerger le sens. Il y aura de tout et de son contraire, des critiques et des contre-critiques, mais, bien conçue, cette plateforme communicationnelle réticulaire pourrait nous présenter une réelle image globale détaillée et réellement nous aider à trouver et tracer en ce monde . . . nos multiples chemins.

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Il est vrai que le combat est aujourd’hui engagé entre le potentiel humain, l’humanité, et la concentration de pouvoirs colossaux en passe de les subsumer à quelque totalitarisme, technocratique ou autre. L’enjeu de ce combat est une technique qui ne doit en aucun cas nous échapper, que ce soit de façon autonome (intelligence artificielle) ou en tombant dans les mains d’une élite totalitaire ; j’ai nommé : la technique langagière, la technique inhérente au fait de communiquer. On peut bien refuser la technocratie, tout plaquer et aller rejoindre des écovillages rustiques, mais le problème restera entier si on ne trouve pas moyen de communiquer intelligemment entre nous.

Les technologies communicationnelles ont leurs défauts, mais sont là pour rester. Nous devons nous assurer qu’elles restent entre nos mains pour nous servir — et non l’inverse. Elles doivent être nos outils, nos recettes, nos pratiques, etc.

Bon, elles sont en passe de nous échapper et cette ère technocratique nous échappe déjà de maintes façons, mais tous les ingrédients sont également disponibles pour que nous puissions encore établir une fondation réellement humaine à notre monde — et de ne pas œuvrer en vain !

Nous avons besoin d’infrastructures communicationnelles dignes de ce nom.

Et des écovillages, bien sûr. Tout cela en même temps !

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Cette plateforme inclusive et impartiale devra être plus que citoyenne — adjectif qui, avouons-le, perd fort de son lustre en régime totalitaire —, elle devra être cosmopolite. C’est-à-dire que chaque être communicant, ultimement, devra pouvoir y avoir chapitre.

C’est un grand chantier à lancer. Moi je m’y suis essayé et cassé la figure. C’est trop d’administration, trop de gestion pour ma constitution de poète.

Ce chantier, il faudra trouver ou fonder une organisation pour le mener à bien. Il est probablement déjà lancé en de multiples entreprises à travers le monde, tellement le besoin en est criant. Je vais pour ma part écrire quelques lettres à cet effet, placer quelques commentaires, histoire de porter le message, à défaut d’avoir su accomplir son contenu.

Puisse La Tramice, vaillant vaisseau, mener à bon port ce message !

Mais qui donc saura financer, concevoir, implémenter, établir la légitimité d’un tel outil ?  Qui saura fédérer les multiples incarnations d’une telle idée ?  Quelle(s) équipe(s) ?

Pas moi, j’en ai peur, mais je veux bien jouer le rôle d’antenne-relais pour mettre en connexion les gens qui veulent s’y mettre, jeter un œil à leurs travaux, et éventuellement faire en ces pages un suivi de mes observations.

Communicationnellement vôtre,

Fred Lemire
Fred.Lemire@LaTramice.net
Tramarade éditeur pour La Tramice

 

Si tu veux construire un bateau,
ne rassemble pas tes hommes et femmes
pour leur donner des ordres,
pour expliquer chaque détail,
pour leur dire où trouver chaque chose.

Si tu veux construire un bateau, fais naître
dans le cœur de tes hommes et femmes
le désir de la mer.

Antoine de Saint-Exupéry

 

Cela est humain

Dessin : @DrawnTechnology

Révision : 16 mai 2022.

Et si le clivage gauche-droite était un leurre ?

Les médias de masse aujourd’hui tiennent un discours trop homogène et trop semblable à celui que tiennent des autorités trop souvent inquestionnées, ce qui ne laisse que peu de place au débat ou aux témoignages citoyens, par ailleurs aisément cancèlés par un establishment qui, en contrôlant ces médias (ou sont-ils alors devenus complices ?) — sociaux et autres —, contrôle le narratif général. Conditionnés par ces médias en apparence divers, on rejettera alors une source ou une autre du revers de la main en prétextant qu’elle est « communiste » (sic) ou alors liée à « l’extrême droite ». Tous les amalgames, tous les repoussoirs sont permis.

Par exemple, pour un état totalitaire présentant des idéaux traditionnellement « de gauche »  — contradiction inévitable car le pendule de la liberté se balance bien des lignes droites tracées dans l’imaginaire —, pour un tel état, secret ou visible mais docilement relayé par les grands médias, ce sera facile de cracher sur toute objection, « évidemment de droite » et donc à rejeter (puisque aucune objection n’est permise — ou du moins entendue — à l’intérieur du totalitarisme, qu’il soit de droite ou de gauche) : et donc automatiquement erronée. Et vice-versa.

Hannah Arendt a popularisé le terme de totalitarisme. Dans The Origins of Totalitarianism (1951), elle en parlait en ces termes : « [L]e mot totalitarianism exprime l’idée que la dictature ne s’exerce pas seulement dans la sphère politique, mais dans toutes, y compris les sphères privée et intime, quadrillant toute la société et tout le territoire, en imposant à tous les citoyens l’adhésion à une idéologie obligatoire, hors de laquelle ils sont considérés comme ennemis de la communauté. »

Elle dit aussi : « La différence entre la répression totalitaire et le genre de limites fixées par les tyrans militaires était que ces derniers ne se préoccupaient que des critiques de leur régime, tandis que les dirigeants totalitaires, comme les nazis et les communistes, cherchaient à mettre en place un mode de pensée qui pénétrait tous les domaines, notamment la philosophie, la littérature et l’éducation. »

La Wikipédia rapporte aussi que, « Selon Hannah Arendt, la différence entre une dictature et un régime totalitaire ne se situe pas dans l’ampleur de l’arbitraire, de la répression et des crimes, mais dans le degré de contrôle du pouvoir sur la société : une dictature devient « totalitaire » lorsqu’elle investit la totalité des sphères sociales, s’immisçant jusqu’au cœur des sphères privées et intimes (familles, mentalités, psyché individuelle). »

Le totalitarisme est donc d’autant plus totalitaire qu’il empiète sur les domaines proprement humains, qu’il menace au premier chef l’intégrité de soi, la totalité de nos rêves, potentiels et emprises sur la marche du monde.

Il ne faut pas alors s’étonner du sentiment populaire d’être exclu de l’exercice d’un tel pouvoir (totalitaire) — même quand il a été élu supposément démocratiquement —, ni du besoin de se tourner vers des témoignages citoyens, ni de tirer la sonnette pour alerter la masse qui se laisse guider par cette élite totalitaire aux oripeaux d’universalisme — ni, évidemment, de douter — de tout —, encore et toujours. Tout cela sera évidemment cavalièrement dénigré comme « populisme de droite » par un establishment totalitariste aux valeurs de gauche. Et vice-versa, comme « populisme de gauche » par un establishment totalitariste aux valeurs de droite.

Il faut l’admettre, un tel extrême, affublé sans vergogne du nom de « communisme » ou de « fascisme » dépendamment d’où l’on se trouve sur l’échiquier — car, supposément l’un est à l’autre bout du spectre par rapport à l’autre —, partagent tous les deux la propriété d’être totalitaire. La représentation de la Wikipédia du clivage gauche-droite (ci-dessous) ne suggère un tel rapprochement qu’imparfaitement, par la courbure d’un cercle incomplet.

Aujourd’hui, on entend souvent le mot « communisme » pour désigner le pire de ce qui s’est réclamé de ce nom — à vrai dire des façons totalitaires contraires à l’idée initiale du communisme, à savoir une société autogérée sans état. Pour corriger la méprise, il faudrait alors parler d’au moins deux sortes de communisme. Ajoutons donc le communisme totalitaire, soit, même s’il n’a de proprement communiste que le nom, mais plaçons en parallèle, dans l’autre hémisphère du spectre, pour rendre justice à l’idéal communiste, le communisme libertaire.

Logiquement, ce dernier devrait se trouver au-dessus d’une ligne le séparant de son parent viré méchant. Du coup, on voudrait bien voir le fascisme lui aussi passer sous cette ligne. Et pourquoi pas ?  Cela suggère un axe complètement différent.

Humain : car tout cela, en-haut de la ligne, est humain et peut certainement être harmonisé — SI toutefois on ne tombe pas dans le piège d’une fausse dichotomie qui fasse prendre parti d’un trait humain contre un autre, quitte à le discréditer hâtivement, honteusement — d’une étiquette infamante !  Car, que sont véritablement la gauche et la droite, sinon un écheveau inextricable de passions humaines allant des individuelles aux collectives — alors que la coïncidence des deux univers est cela même qui nous constitue comme humain et en humanité ?

Non, cette gauche et cette droite, c’était au fond une grosse diversion. Car tous les traits suivants sont humains : la volonté de conserver des traditions (un consensus sur un ensemble de traditions qui ont fait leurs preuves est une bonne base pour pouvoir expérimenter sans tout risquer) ; la liberté d’entreprendre dans un cadre juste établissant nos droits (entendre : les limites de ces droits : écologiques, économiques et morales) ; la recherche de l’harmonie sociale ; enfin, une autonomie personnelle maximale et responsable dans une dynamique commune qui ait pour priorité que toutes et tous aient selon leurs besoins. On peut certainement très bien vivre en s’inspirant du meilleur du communisme libertaire, du socialisme, du libéralisme et du conservatisme, car tout cela est humain.

Un tel axe vertical, qui distingue ce qui permet l’intégrité de la personne et de la société, est bien plus orientant qu’un axe qui nous déchire inutilement — jusque dans nos entrailles ! (Ex. : la question de l’avortement.)

Ou bien peut-être n’est-ce même plus un axe politique mais un repositionnement émancipateur de l’humanité, tout simplement ?

En fait, la question à se poser est : Pouvons-nous nous délivrer des querelles où nous ne voyons que du mauvais à l’autre bout d’un spectre imaginaire où nous campons ?

Oui, demandons-nous si on voit bien à l’individuel et au collectif, ces notions sont orientantes, primordiales en regard de ce qui nous constitue ; mais n’en faisons pas un facteur de division : les deux vont ensemble — ou pas du tout. Un collectif réel est fait d’individus réels, c’est-à-dire libres de leurs choix et actions. Et, de même que chaque individu est ainsi responsable de la réalité collective, il doit considérer l’impact de ses actions sur les autres — et pouvoir bénéficier de la richesse collective pour continuer l’aventure humaine.

On nous a leurrés — ou nous nous sommes nous-mêmes leurrés ? — à croire à cette dichotomie gauche-droite étrange qui divise tout le monde à tous les niveaux.

Si on ne rejette rien de l’humain, on n’est pas tous pareils, on vit différemment, selon ses goûts, il y a une grande diversité. Mais on s’entend universellement sur une chose : la dignité humaine et, par extension, celle de la vie en général. Tu peux vivre différemment — et même ailleurs, avec d’autres qui te ressemblent —, mais n’inflige de tort à quiconque et ne menace pas les écosystèmes essentiels à la vie.

C’est à l’aune de ce principe qu’on pourrait, sans regret, mettre le totalitarisme, le fascisme qui y tend et le technototalitarisme qui pointe . . . à la poubelle de ce que l’histoire aura jugé inhumain — en soi défavorable à l’humain et à la possibilité d’humanité.

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Au-dessus, la maison, la nature, l’univers et ses relations, l’esprit agissant : éco, cosmo, perso. — En bas l’outil, les recettes, les idées mêmes : techno, praxis, philo.

Synthèse possible : il ne faudrait pas qu’un outil, une manière de faire ou encore une idée devienne ce qui détermine l’existence.

L’existence est première. Moralement première. Les idées, les outils, les pratiques doivent la servir et non l’inverse. Ce serait peut-être même une bonne définition de ce qui est véritablement humain.

En outre, individuellement, est véritablement humain qui ne délaisse pas les réalités humaines pour une idée fixée dans son crâne comme un programme dans la mémoire morte d’un robot.

notre parole sculpte le réel

notre parole sculpte le réel
et le tisse et le modèle
notre écoute le parcoure
ouvre des lieux, des chemins
des télépathies et des voyages
notre curiosité élargit le monde
notre intérêt l’ensemence et le fait fructifier
nous sommes le temps qui arrive à l’espace
le verbe fait chair, la chair esprit
des histoires qui s’écrivent
la vie, la vie, qui se lie
des maelstroms d’interprétation(s)
des mondes, des nations de notions —
des États Quantiques qui pianotent
des équipées fantastiques
des nœuds, des obstructions
se dénouent par le jeu
le recul, la réflexion
le temps, qui souffle
des messages de nous à nous
de vers à soi à vers à tous
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tous nus dans le désert
nous serions riches
de toutes les galaxies
de la souple langue
— tapie, magique —
et du souple esprit
joli ciel où s’articulent
nos idées, fixes ou filantes
qui brillent, et brillent, et brillent