Nos multiples chemins

— Quelle est cette tristesse qui plane lourdement sur l’arène ?

— C’est celle de l’arène elle-même.

Murs, loges, cantines et guichets ; files, attente et futilités. Variétés. Du pain et des jeux.

Et du sang, des morts, des déchets et de la crasse. Injustices, désespoirs . . .

Ôtons maintenant les murs, les vendeurs de mort et leurs clients, repoussons-les à l’infini.

Restent le calme et le désert.

On imagine le désert vide, mais le désert a aussi son grand calme. Aimer le désert.

Le grand calme du désert, comme celui de la nuit, nous sont au fond et prioritairement nécessaires. Que veut le désert ? Être habité. Ainsi le veut aussi la nuit.

Le désert, en tant que privé de tout, veut tout. Mais vouloir est de trop. Vouloir vide le vide lui-même de son sens.

Savoir est mieux.

Le vide comme espace intérieur est le sens même du vide.

Au milieu d’un désert fort violent s’érigeait jadis une tour, une tour immense et conique, effilée comme une épine. Les grains de sable, innombrables, déterminés, s’en disputaient furieusement le sommet. L’extérieur, au fil des siècles, a ainsi été poli, usé et finement troué de dentelle par ce combat abrasif.

En l’intérieur, obscur, œuf échographique scintillant d’activité, sur plusieurs paliers pourtant éclairés et reliés entre eux par un réseau d’escaliers, la vie sans compétition, celle qui nous traverse et que nous ne retenons pas, celle qui circule, pétille, monte et descend, perpétuellement.

Ô, calme profond du vide, de l’intérieur même des choses, ô symphonie de la fluidité, traverse tout — et règne !

Règne comme règnent l’écoute et la parole dans le dialogue. Règne comme — et avec — ce qui est.

Avec.

Puis, permets des sauts dans ce qui est encore inconnu.

Splash ! (Terra Incognita cherche reconnaissance.)

Alors la vie renaîtra et foisonnera comme jamais encore auparavant.

En toi, désert, je marche, plante ma tente et suis à l’écoute, me prépare et suis attentif. En toi je fais et goûte le thé, l’amour et le jardin improbables. En toi, qui n’a pas de murs, je suis libre. En toi seul pouvons-nous nous rencontrer véritablement.

Cesser le combat.

Être.

Régner.

Et rêver ensemble.

Bonne nuit devient bon matin.

Midi n’est pas un sommet. Le soir n’est pas la fin. Ce ne sont que des moments, des configurations du présent.

Le sommet de l’escalier spiralé de nos paroles est le sommet de tous, si tous les ont suivies.

Personne n’est insulté s’il n’y a pas de sultan. Tous et toutes, en cercle, voyagent ensemble, immobiles.

Les caravanes rayonnent et bifurquent mais reviennent aux oasis. Elles explorent mais reviennent à la maison écrire et partager leurs mémoires, écouter d’autres récits.

Elles isolent un temps les perles dans leur files, mais toutes sont reliées cependant, dans le nacre moiré de leurs cœurs, de leurs mains, de leurs pieds, de leurs heures.

Dans la nuit, apparaissent une infinité d’étoiles : c’est nous. Dans le désert, nous apparaissent notre présence, notre silence et notre écoute. Dans nos voix, nos multiples chemins.

Avant le peuple, l’individu comme grande idée ou : la façon perso

Fred Lemire — Dessin
Fred Lemire — Dessin

On parle un peu partout d’indépendance des peuples, souvent même de façon très stratégique, et je suis le premier à être d’accord pour dire que plus petit, c’est mieux. Et en réseau. Mais combien plus petit ?

Alors je me dis : pourquoi ne pas tabler sur … les individus ? Regardez le succès des réseaux sociaux : les gens misent les uns sur les autres pour se faire une image plus complète de la vie. Et les réseaux sociaux sont, bien sûr, des réseaux d’individus et de groupes d’individus.

Mais la gauche mainstream, cette gauche qui se dit pourtant « progressiste » (terme mieux choisi, selon moi que celui de « gauche », qui sonne plutôt oppositionnel), jusqu’à maintenant, a surtout maintenu l’attention sur le fait que la solution passait par le groupe, par le regroupement, et ne s‘est attardée que très discrètement, que très abstraitement, voire négativement ou de façon réductionniste, à l’individu, c’est-à-dire en tant que masse ou catégorie : « les pauvres », « les travailleurs et travailleuses », etc. (Ici, j’ai presque envie d’écrire, dans une espèce d’illumination, qu’il n’y a pas de catégories mais seulement des cas particuliers. ^^ …)

J’ai peur que l’on passe ainsi — et un peu trop vite — à côté de quelque chose d’essentiel et de primordial, philosophiquement parlant !

Dans la grande société où je m’imagine vivre heureux un jour, j’aurais un juste pouvoir sur ma vie, je pourrais, mieux qu’actuellement, y planifier mes expériences, mon parcours, bref, ma destinée.

Mais… parlons plutôt à l’indicatif : Oui je peux !

C’est une société de proximité où mon entourage est le fruit de choix identiques ou réciproques. Ma vie, pour ainsi dire, y est enchâssée dans une continuité constamment communiquée et optimisée (agencée et réagencée localement), constituée de modes de vie divers, respectueux les uns des autres et, avant tout, … des personnes.

Les peuples véritables sont, il me semble, subordonnés à l’individu, aux individus, et non l’inverse. Un véritable peuple émergera, non ?, de la libre association d’individus qui se seront mis ou trouvés d’accord dès le début, avant même la formation de chacune de leurs associations, et qui peuvent changer ou se réagencer à tout moment — ?

Cette vision — qu’on pourrait appeler la façon perso — a l’avantage de pouvoir séduire la pensée que j’entends à gauche selon laquelle on ne doit laisser personne derrière et aussi celle que j’entends à droite qui encourage la réussite individuelle.

Pourquoi d’ailleurs la réussite individuelle devrait-elle se faire au détriment d’autrui ? Il y a bien sûr d’autres façons de faire, plein de façons de faire, et du gagnant-gagnant, à part ça !

D’aucuns trouveront cela radical ; je ne les contredirai pas.

*

Soit dit en passant… On dit la droite individualiste, mais je la vois plutôt … collectiviste ! Une grosse compagnie dont tous les profits vont au sommet de la pyramide hiérarchique, cela ne vous rappelle-t-il pas, étrangement, les sociétés d’insectes ?

Et une fourmi, … c’est pas ce qu’il y a de plus individualiste, quoiqu’en dise la fable !

*

Mais … revenons à nos moutons. Les trop vastes « peuples » qui acquièrent leur indépendance, délimités par des frontières plus ou moins arbitraires et des constituants plus ou moins passifs, accoucheront de peuples sans doute plus significatifs que la masse dont ils s’extraient, mais ils resteront compromis à proportion de leur immensité même. Autrement dit, leur unité sera d’autant plus factice qu’ils seront populeux.

Les étages décisionnels, la représentation des masses, les cloisons, les comités, les sous-comités, la mauvaise communication, les tentations et les menaces d’« élites » occultes, la corruption, la dictature de la majorité pour commencer (fusse-t-elle une majorité très forte) : autant de bris dans le tricot social qui finira à la longue par tout se détricoter.

Qu’il soit impératif de former une unité à aussi grande échelle est une vision qui date, telle est mon impression du moins, du temps des royaumes, lesquels avaient besoin d’armées, de champs de ci, de ça, d’industries, de main d’œuvre en masse…

On n’a pas besoin de tout ça pour vivre. Ça peut être beaucoup plus simple. Les fruits poussent, on les cueille, on se fabrique des maisons, on va au magasin acheter de l’encre et du papier, on échange avec ses voisins, on s’apprend des trucs, on s’amuse et on rigole comme on peut — parfois même plus —, on prend soin les uns des autres et de nos forêts, nos lacs, nos jardins, nos ateliers…

Des armées ? Des polices ? Des « gouvernements » dont l’hégémonie s’étend sur d’énormes territoires ? Qui jouent gros et dur, à leur titanesque niveau, sur la scène internationale ? (Jeu, fort malheureusement, que presque tout le monde joue, à différents degrés, en ce début de troisième millénaire qui à la fois s’éveille, prétendument, et, fort assurément, court à la catastrophe. Que va-t-il se passer ? Restons sur cette planète et nous l’apprendrons !)

Il me semble bien que si on partait plutôt de l’individu, on aurait une base beaucoup plus solide, moins abstraite, et, on l’imagine, plus compatissante, plus ouverte et aussi plus… multicolore.

*

Je pense que si chaque environnement, aussi local et aussi unique puissions-nous l’imaginer, était littéralement choisi par ses constituants, chacune et chacun d’entre eux, et ne causait pas de dommage aux autres environnements — la règle d’or (voir : https://fr.wikipedia.org/wiki/Éthique_de_réciprocité) appliquée aussi aux associations et aux communautés —, on se sentirait bien mieux sur cette planète.

*

En Islande, en Écosse, au Québec (voir : https://www.facebook.com/ConstituanteQuebec), un peu partout de par le cosmos, on trippe sur l’idée d’écrire des constitutions.

Je me demande si on a déjà — certainement que oui, à travers tout le cosmos ! — songé à établir dans une constitution la nécessité d’un solide système de communication qui permettrait de soutenir chaque individu dans la construction et les métamorphoses de sa vie ; un système où les choix viendraient avec leurs conséquences explicitées ; un système où régnerait l’unique principe instinctif qui nous relie : et ce n’est pas LE mal et LE bien (ce n’est rien qui se réduise à des idées) : mais bien DU mal et DU bien ; quelque chose de tout divers et subjectif, sujet aux multiples fluctuations et variations de nos réalités respectives* — un système, donc, où régnerait ce principe de viser au bien-être de chaque individu sans bien sûr nuire aux autres ou à l’environnement.

* Pour ma proposition de redéfinition de la morale, voir : http://fredofromstart.wordpress.com/2014/09/28/du-bien-et-du-mal/

Nous sommes ingénieux. Ce n’est pas un défi au-dessus de nos forces d’établir un tel système ; ce pourrait même être généralement fort agréable !

*

Bien sûr, les habitants d’un même territoire — d’une même planète, mettons — devront se mettre d’accord entre eux quant à l’utilisation des ressources et au maintien de la santé de l’environnement à tous niveaux.

En fait, si nous ne nous entre-détruisons pas complètement avant de pouvoir le faire, nous disposons sur cette planète particulière du cosmos de beaucoup, beaucoup de temps pour perfectionner et diversifier une sorte de permaculture multidimensionnelle, émergente, viable, globale, sans oublier bariolée.

*

Les véritables peuples sont unis. Les véritables peuples foisonnent et sont divers. Ils ne sont pas nécessairement grands et se trouvent d’ailleurs mieux de rester petits. Ils s’associent et se réassocient constamment ; ils évoluent, librement, diversement. Solidement ET fluidement. En toute intégrité, en toute conséquente fluidité éclairée. Bien sûr, ils doivent communiquer, disposer d’outils communs, ou du moins d’un « protocole d’arrimage communicationnel »… c’est-à-dire, à la base, se parler et s’écouter, tout simplement.

Il m’apparaît comme une évidence qu’il serait en fait très intéressant de veiller au bien-être et au développement de chaque individu, de lui tendre la main, de l’aider et … de lui donner de bons outils !

*

L’arrivée de l’internet a ouvert une fenêtre sur une ère de nouvelles possibilités sur le plan des communications. Il faudrait peut-être s’empresser de saisir cette occasion pour retisser la société par la base à l’aide de ce puissant outil — avant que la fenêtre se referme !

Ça se trame en ce moment même, je dirais.

Cela peut se faire sans l’internet, bien sûr, sans doute même en moins rasoir, mais le feu est pris dans la baraque et une solution rapide doit être prise.

En passant, rapide doit-il être synonyme de médiocre ?

*

J’ai cogité un brin sur ces questions et même bidouillé un petit prototype de machine à souhaits qui fonctionne, un outil pour mettre en contact les gens dont les souhaits se répondent.

Je me rappelle quand l’idée nous est venue, à mon ami Peter Sangura Sitati et à moi. Nous nous étions introduits dans une classe désertée de l’UQÀM (Université du Québec à Montréal) pour avoir accès à un tableau noir et à de la craie. Nous avions l’intuition qu’une machine à souhaits était possible, mais nous n’avions pas encore vu le traitement informatique nécessaire. C’est quand nous avons imaginé ces ensembles de souhaits tout simplement formulés de différentes manières que le déclic s’est produit. Un tout petit bout de serviette de table aurait suffi, mais c’était bien plus génial de voir cette idée toute simple sur un beau grand tableau noir.

Mes élucubrations et mon protozygote de système de communication sont en circulation libre depuis mars 2013* et tout le monde est bienvenu de s’en inspirer, de commenter, de poursuivre ou de critiquer.

* Voir : https://github.com/fredofromstart/The_Mots_Sapiens_Project

Je suis bien ouvert au dialogue et aux commentaires, mais ce n’est pas moi tout seul qui vais tenir le cahier des charges d’une telle entreprise. Je connais mieux mes limites, maintenant que j’ai essayé et m’y suis cassé le nez.

Mais qu’une équipe se forme et je mettrai l’épaule à la roue !

Taxonomie-fiction

Taxonomie-fiction
Sarah Laub — Dessin incomplet

Julian leva les yeux de son rapport annuel d’impôts. Un son inattendu avait vibré, juste là, tout près. Ça tenait à la fois d’un bruit de haute tension électrique et de celui d’une fermeture-éclair qu’on ouvre. Et, effectivement, à environ un mètre et demi devant ses yeux ébahis flottait, sans support apparent, une espèce de braguette trans-dimensionnelle contrastant nettement avec le mur derrière elle.

L’ouverture s’agrandit, ondula, et Julian vit avec stupeur une sorte de pieuvre-mutante en sortir avec quelque difficulté. La créature épousseta ses tentacules et en tendit diplomatiquement un vers Julian. Trop incrédule pour avoir peur, Julian le prit et le serra tout aussi courtoisement.

— @∑•··Ÿ ¿, dit la créature.

— … Moi de même !?, hasarda Julian.

— ! hÄ, FrañssÉss ?, se ravisa la créature.

— Mon nom est Julian, dit Julian, en espaçant bien chaque mot.

— MóÂ, c’ëSt Bü-Ww, dit la créature en rejetant coquettement ses cheveux sur le côté.

— … !!!

Bü-Ww promena un regard curieux aux alentours, fit quelques … « pas » dans la pièce, jaugea sommairement le mobilier, gratta pensivement une de ses nombreuses aisselles et revint tranquillement vers Julian.

— Comment s’appeler, ici ? (Nous vous ferons grâce un instant de son insupportable accent.)

— Emm… La Terre ! …La planète Terre ! …

— Non, pas ce niveau, pas planète. Où, ici ?

La créature frisa trois tentacules dans un geste semi-circulaire que Julian interpréta comme voulant désigner la pièce.

— Euh… c’est ma chambre… 13, Barcley Street, cinquième éta…

— Non, non !, s’énerva franchement Bü-Ww en bondissant d’impatience, « Où ICI ? Quoi nom ? »

Cette fois-ci, la créature fit un geste plus large, étendant ses tentacules avec exaspération aussi loin qu’elle le pouvait en faisant de grands cercles.

Julian hésita.

— La Terre tourne autour du soleil, dans le syst…

Notre pieuvre mutante trépigna, se mit à gonfler les joues et à noicir d’une façon menaçante ; elle crispa deux tentacules devant elle et mima, en miniature, et très intensément, presque rageusement, un Big-Bang suivi de plusieurs milliards d’années.

— Bon, bon !, s’apeura Julian. « Le plus que je puisse dire, c’est qu’on est … dans le cosmos, l’univers, le… l-la… — enfin… »

La créature se calma, recouvra sa teinte gris-vert et prit même un air aimable, puis sortit de nulle part un petit calepin écorné et se mit à en tourner patiemment les pages ; chacune d’entre elles était chargée de colonnes de hiéroglyphes soigneusement tracés. Bü-Ww produisit un crayon, le tailla minutieusement avec son joli bec nacré et se mit à écrire avec application.

— Ú-ñÑÍ-vëHrrrs. Vô-Âh-lâhhH !

Bü-Ww hocha la tête avec contentement, referma son carnet, l’empocha — remonta dans la fente et lança un joyeux « Mëërtsi bÿôkWoo ! », avant de se zipper dans l’au-delà.

Remise à flot du navire & Prodjectsss

Quand, au mois de novembre 2015, j’ai lancé La Tramice sur les flots, je croyais que ce projet allait si vite enthousiasmer tellement de personnes, qu’un équipage allait illico presto et bin hardiment se former et venir en garnir la passerelle. C’était au fond ma motivation principale : qu’une collaboration étroite, vivante et locale allait se manifester autour du journal, et bientôt aussi autour de maints trop cool prodjectsss au sujet desquels il me faut à tout le moins écrire, ce que je me propose de faire en ces pages au fil du temps, la présente en offrant une vue d’ensemble succincte.

Mais . . . la chose espérée, la collaboration étroite, ne s’est pas tout-de-suite-tout-de-suite manifestée. J’ai tout d’abord un peu, disons, mordu la poussière d’un récif, non-événement réduisant quelque peu à néant mon bref élan initial, qui n’aurait duré qu’une saison : sans équipage, La Tramice n’était qu’une épave, un trop lourd poids à porter — et . . . qu’étais-je devenu moi-même ? J’ai lu dans ma cabine et regardé des films en streaming . . . pendant six mois ! La vie, oui, mais en virtuel . . .

Faire équipe ne m’a que peu été donné. Je ne suis pas un fan du marketing ni de l’administration. Les demandes de subventions non plus, ce n’est pas mon fort. C’est pas évident de trouver des allié⸱e⸱s, surtout quand on n’a pas d’argent à leur offrir — que des idées propres à rendre ce dernier désuet. Hum . . .  Quelle ironie ! . . .

Avec ça on reste en ville dans l’espoir de s’y faire des alliés⸱es, mais les révolutionnaires des villes ont la bougeotte, ils⸱elles veulent en sortir aussitôt que possible, s’établir en quelque lieu plus bucolique, et dès qu’ils⸱elles trouvent avec qui le faire, ils⸱elles le font ! Il doit bien en rester en ville, mais les rares personnes que je cherche, il semble qu’il me faille aller à l’aventure les débusquer, et cela peut prendre des années pour les trouver, par-delà les monts et les merveilles qu’on nous fait miroiter.

Et moi qui ai des projets quand même assez définis . . . ! En plus, j’ai besoin de sentir des atomes crochus avec d’éventuels alliés⸱es. Suis-je si difficile ? Je ne crois pas. Ô, destin solitaire que le mien jusqu’à présent, moi qui pourtant rêve de communauté ! Et ce n’est pas faute d’avoir essayé !

J’ai envie de mettre ce vieux disque de circonstance…

« Les copains des perrons aujourd’hui dispersés… » ~ paroles tirées de Frédéric, chanson de Claude L’Éveillé (https://youtu.be/lsK8KGLTCJU) — C’est cette chanson qui a inspiré mes parents à me donner ce nom que je porte encore aujourd’hui. (Quoique, la plupart du temps, je préfère une version abrégée : Fred ou Frédo.)

Bon, c’est trop injuste et tout le tralala, mais La Tramice, journal de l’ère communicationnelle, ça reste une bonne idée de marketing en soi — d’ailleurs, pour trouver du contenu au journal, ça, pas de problème ! Plein d’articles sont rentrés. Je me pratique avec cet article-ci pour commencer, je suis encore à trouver les bons outils. Malheureusement, il semble qu’un iPad, même avec le flot d’applications disponibles, ne soit pas, pour le moins, un outil hyper-facilement maniable pour la mise en page et l’édition. ^^

Quant au journal et aux éventuelles équipes, il faut juste persévérer. Ça me remettra toujours bien sur les rails de l’édition, ce qui est une très bonne chose, personnellement, car je souhaite depuis longtemps rassembler et reniper mes productions écrites et visuelles en vue de les publier.

*

Permettez que je recense ici les projets, tous ayant un rapport étroit à la communication (une liste qui s’allongera encore, je le sens), auxquels j’ai envie de me consacrer — seul maintenant, mais un jour, je l’espère, au sein d’une équipe, voire de plusieurs ! —, projets que je présenterai avec plus de détails au fil du temps par des articles sur La Tramice — . . . et dont un jour je raconterai, je l’espère également, les progrès. ^^

 

  • Le Projet ARCHIPEL (archives, 1996 ; Alliance pour les Regroupements Coopératifs et Harmonieux selon les Idéaux, les Projets, les Échanges et les Loisirs) ; projet aujourd’hui défunt mais qu’il est certainement possible de ressusciter sous une forme ou une autre. Il s’agissait d’un début de lexique de mots-clés conçus pour utiliser plus intelligemment le Web et de quelques outils simples pour donner vie à ces mots-clés, dont un « navigateur » qui faisait appel à feu l’outil de recherche sophistiqué AltaVista — disparu trop tôt et jamais égalé depuis — pour effectivement naviguer parmi les pages balisée grâce à l’InterCode ARCHIPEL. ^^ (C’était l’ancêtre du projet suivant.)

 

  • Tout bonnement, une « machine à souhaits », un logiciel pour mettre en contact les gens dont les souhaits se répondent, peu importe les langues ou lexiques par lesquels ils s’expriment ; un prototype se trouve ici en code source libre (depuis 2013). Le truc, c’est de décliner chaque souhait de différentes façons et de l’accompagner d’exemples de souhaits qui lui répondraient adéquatement, ces exemples eux aussi déclinés de différentes façons). Pour bien fonctionner, l’algorithme a simplement besoin de beaucoup, beaucoup de souhaits ainsi formulés. Ce prototype n’est qu’une ébauche d’un type de logiciel qui pourrait se retrouver un jour bientôt à la base d’une économie du don, c’est-à-dire inspirée par les besoins — et les souhaits ! Alliée à une interface graphique qui faciliterait en beauté l’usage intelligent du langage et de la communication en général, la machine à souhaits pourrait très bien un jour être la killer-app amusante, puissante, affranchissante et qui ouvrirait une ère de créativité et de perpétuel perfectionnement.

 

 

  • Un roman qui décrit les premiers moments de l’ère communicationnelle à travers les yeux d’enfants qui la découvrent.
  • Une bande dessinée d’anticipation qui décrit au nous l’avènement de l’ère communicationnelle.
  • Un jeu de table (fortement inspiré par Le jeu des perles de verre, roman de Hermann Hesse) pour faciliter, visualiser et formaliser les conversations.
  • Un « dialogiciel » pour enregistrer, parcourir, relier et analyser les conversations, les pensées et les idées dont elles sont faites.
  • Qu’en dit Raton ? Une expérience de communication avec des ratons-laveurs via l’usage de symboles et de claviers adaptés.

 

 

Un journal de l’ère communicationnelle me permettra donc, au fil du temps de parler de tous ces projets, idées ou questions qui m’inspirent tout en créant un espace où tous, personnes et groupes, peuvent aussi présenter projets, idées, questions, outils, pratiques, théories, blagues (etc.) relatifs à la communication — et échanger à leurs sujets. Comme je compte le résumer sur la page couverture des prochains numéros imprimés,

La Tramice se veut une plateforme conviviale où tenir une conversation constructive sur les rôles que la communication peut et doit jouer dans notre monde présentement en transition.

À cela, s’ajoutent des événements que je continuerai sporadiquement à tenir à Montréal et ailleurs — et que d’autres aussi pourront tenir si ça leur chante, ici et là dans l’univers :

  • Les tablées de La Tramice (événements gratuits) • Après-midis dédiés à brainstormer, dessiner (illustrations, bandes dessinées), inventer des mèmes, blaguer ou pleurer, philosopher, se partager mille et une découvertes, réflexions, prendre des notes, faire des recherches sur internet, etc. — tout ça avec au cœur et en tête la grande question de la communication — et comme récompense possible, une belle publication de nos productions sur LaTramice.net !

*


Je ne sais pas quand il y aura à nouveau des exemplaires imprimés du journal — c’est tellement plaisant de lire ailleurs que sur un écran ! — mais je vais me concentrer en priorité sur le portail web (en principe, là où vous êtes présentement) :

LaTramice.net // TheRelatrix.net

. . . le peupler d’articles mutins, affréter le navire avec quelques bons outils (meilleurs qu’un iPad ;^P), enfin annoncer, puis entamer la deuxième étape du périple !

Bienvenue aux partenaires en tous genres dans cette aventure !

En passant, le rythme de publication ne sera peut-être pas tout de suite celui, un peu effréné il est vrai, que j’espérais au départ, mais . . . ça va s’tramer tranquillement, mon truc ! 😉

Fred Lemire · (Fred.Lemire@LaTramice.net)

fondateur de La Tramice,
journal de l’ère communicationnelle

 

La Tramice recrute !

Contactez l’équipe du journal pour quoi que ce soit —par exemple : lui envoyer du contenu.

lÉquipe@LaTramice.net

 

 

Page Facebook : https://www.facebook.com/latramice